samedi 5 septembre 2020

 



                 VENTE IMMINENTE D’UNE SCÈNE DE CRIME APRÈS

EXPROPRIATION FORCÉE PAR LES TRIBUNAUX :

 LES RUINES DE LA POLYCLINIQUE MÉDICALE ALLAMA

A KATI – MALI

 

RAPPEL DES FAITS

 

Le 1er février 2012 vers 9 heures du matin les femmes et les enfants des militaires de KATI dont 80 d’entre eux avaient été tués au Nord – et dupés par de fausses informations diffusées par l’Etat malien, – s’en sont pris au complexe médical ALLAMA face au Prytanée (selon le constat d’huissier).

 

Ce complexe médical - et certaines des familles des militaires s’en souviennent pour y avoir été elles-mêmes soignées - était constitué par :

-  La PHARMACIE DU CAMP, première Officine pharmaceutique ouverte à Kati en mars 1989,

- La POLYCLINIQUE MÉDICALE ALLAMA ouverte en 2008 au public, composée de deux blocs opératoires polyvalents, d'une salle de réanimation, d’un service de gynéco-obstétrique, d'un laboratoire d'analyse, d'un cabinet dentaire, d’un cabinet ophtalmique, d'une salle d'endoscopie, d'une salle d'échographie, de salles d'hospitalisation, de bureaux de consultations, d'un accueil, de salles d’attentes, d'ambulances médicalisées….

 

Aucune mesure n’a été prise par les autorités en plein cœur des pouvoirs publics et des forces publiques, pour assurer la protection des personnes et des biens avant, durant et après les deux journées du pillage, comme en témoignent des images prises sur le vif sur l’attitude totalement passive des forces de police et de gendarmerie.

 

Il fallait en conclure que le promoteur du complexe médical qu’est le Dr Elmehdi AG HAMAHADY avait été rattrapé par ce qu'il est, et non pas protégé pour ce qu'il faisait.

 

S’il a pu sauver sa vie et celle de sa famille parmi laquelle figurent entre autres le docteur Haletine AG ELMEHDI et le docteur Allama WALET ELMEHDI, il n’a pu sauver ses biens : ce qui avait été vanté lors de l’inauguration de la clinique comme « un joyau qui vient enrichir le nombre de structures de santé de notre pays » est à ce jour, après les 8 années écoulées depuis le pillage, à l’état de ruines.

 

 

DE LA RESPONSABILITÉ DOUBLEMENT AVÉRÉE DE L’ÉTAT PAR SON « INACTION » ET PAR SON ACTION

 « Inaction » à laisser le pillage se faire le 1er février 2012 quand la population manifestait « A bas les Touaregs, tuez-les » sans qu'aucune mesure de protection des personnes malades hospitalisées, du personnel, du complexe médical et de la famille du Dr Elmehdi ne soit entreprise et alors que l’Etat avait la responsabilité de la garnison de Kati qui était présente par sa proximité et par l'implication de leurs femmes et enfants.

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Mais cette « inaction » revêt un caractère d’action quand le pillage a continué plusieurs mois et années après, sans la protection des ruines quand, pendant 8 ans, l’Etat s’est opposé à toute réhabilitation d’un établissement au mépris de la santé de ses concitoyens.

 DU DENI AU REFUS DE RÉPONSE DE L’ÉTAT DE SA RESPONSABILITÉ

Deux ans après, en 2014, la seule présence de la justice, inerte jusque-là, s'est manifestée pour parachever le pillage devant les tribunaux par l’expropriation forcée des ruines du complexe médical à la demande d’une banque de la place, créancière de la Polyclinique médicale ALLAMA SARL. Mais, après dix-huit mois de procédure, la banque s’inclinait et proposait la suspension des poursuites.                                                                                                                                                                        

Ce qui ne l’empêchait pas, quatre ans plus tard, en 2018, d’engager à nouveau une deuxième procédure d’expropriation (avec une telle obstination qu’elle n’hésitait pas à transmettre cette procédure par huissier de justice au Professeur AG RAHLY – gérant de la SARL ALLAMA – encore sur son lit d’’hôpital, à peine sorti d’une opération, lequel n’a aucune responsabilité vis-à-vis de la dette du Dr ELMEHDI). Mais là encore, et du fait des démarches effectuées par la fille du Docteur Elmehdi (Docteur Allama WALET ELMEHDI) auprès de la CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation), la banque prenait l’engagement à l’égard de cette institution de l’Etat d’accéder « à votre demande de suspension des poursuites ». Mais, sans vergogne, le 22 juillet dernier, et sans aucun préalable ni vis-à-vis du Docteur Elmehdi ni vis-à-vis de la CVJR, la banque, pour la troisième fois, réintroduisait devant le tribunal de Kati une nouvelle procédure d’expropriation ! Dans le principe, c'est très normal qu’une banque ne paie pas pour le manque de protection des personnes et des biens qui est du seul ressort de la responsabilité de l’Etat après avoir joué son rôle de financement d’activité socio-économique de santé publique.

 Dans la forme et dans le fond

-    une banque a-t-elle  pour autant à poursuivre sa défunte cliente qui n’avait pas failli à ses obligations de débitrice jusqu'à la veille de sa propre destruction ?    

-        Avait-elle à s'en prendre aux ruines de l'immeuble de la victime qu'est le Docteur Elmehdi qui garantissait les engagements d'une activité médicale et non son propre pillage ?

-        N’avait-elle pas à réfléchir avant de violer son propre engagement de juillet 2018 vis-à-vis d’une institution de l’Etat (la CVJR) ?

-         Le groupe BANK OF AFRICA auquel appartient cette filiale au MALI, ne se rend-il pas, à travers cet acharnement judiciaire, complice d’un lynchage racial au même titre que l’État ?   

-        Ce groupe, à travers sa filiale, n’a-t-il pas manqué affreusement au rendez-vous de patriotisme économique indispensable pour la normalisation du MALI et la continuation de son activité ?

 On ne scie pas une branche sur laquelle on est assis.

 

 

Il appartient en conséquence aux nouvelles Autorités proclamées de l’Etat d’agir avant qu’il ne soit trop tard, pour dissuader la banque, par les moyens appropriés, de poursuivre sa procédure, jusqu’à ce que le Dr Elmehdi soit réintroduit dans ses droits, si elles veulent crédibiliser auprès des populations la sincérité de leur souci de refondation dans l’intérêt supérieur de la Nation. Le temps presse.

 

 

 

Dr ASSADEK aboubacrine
skype: Aboubacrine ASSADEK

site: http://www.djaladjomathematiques.blogspot.com


"Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l’Homme" (Kofi Annan)

 

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