mercredi 5 janvier 2011

Evaluation, Gouvernance politique, Démocratie, Développement en Afrique


Bonjour à toutes/tous, (English Version Below)


Bonne et heureuse année : Paix, Santé, Bonheur, Prospérité et plus de stabilité dans nos Etats Africains.

Au regard du débat qui a cours sur la RCI, à mon humble avis la question que nous les évaluateurs africains, devrions nous poser pourrait être la suivante: Rôles des Evaluateurs Africains dans les crises politiques nationales en Afrique? Il s'agirait par exemple de faire ressortir le lien entre la gouvernance politique, la démocratie et le développement en Afrique. En tentant de répondre à cette question nous nous apercevrons que nous avons beaucoup à dire, c'est juste une question de poser la bonne question évaluative qui puisse enclencher un débat, une discussion axée sur l'évaluation et le développement pour un mieux être des populations africaines.

Il me semble que les évaluateurs n'existent pas et ne vivent pas ex-nihilo, nous vivons, travaillons et évaluons différents programmes et projets, parmi lesquelles les programmes et projets liés à la gouvernance démocratique. Et il serait utopique de croire qu'un pays ou un continent puisse se développer sans une vraie gouvernance politique et démocratique qui permette au fils et à la fille du paysan de devenir un jour médecin, Professeur d'université, Ingénieur, Journaliste, Evaluateur, etc.
A partir de cet instant les évaluateurs Africains pourraient initier une évaluation des élections démocratiques en Afrique, afin de déterminer les causes des mauvaises élections démocratiques et les effets de ces élections sur les autres programmes de développement, la sécurité des citoyens et le bien être des populations.

Les études de cas existent: Kenya, Zimbabwé, Guinée, Burkina Faso.

Une autre étude pourrait se pencher sur les bon exemples de transition démocratiques dans les Etats Africains, en relevant pourquoi ces élections ont réussi et les effets bénéfiques de ces élections sur le bien être des populations. A ce niveau également des études de cas existent: Ghana, Afrique du Sud, Botswana.

Si nous refusons de voir cette réalité en face, nous irons chaque fois faire des consultances d'évaluation dans des pays post-conflits juste pour avoir de quoi garnir nos comptes bancaires sans nous préoccuper des intérêts des populations et de l'avenir de nos pays, et celui des générations futures.

Dans le pire des cas, nous serons sollicités en tant qu'évaluateurs ou Chargés de programmes pour gérer des situations d'urgence dans des pays en plein conflit, comme ce qui se profile à l'horizon en Côte d'Ivoire.

En résumé je serai partant pour une discussion sur la question, mais un débat axé sur l'angle de l'évaluation et du développement de nos pays. Mais pas un débat au cours duquel nous allons discuter du sexe des anges, comme ce qui se passe en RCI où chacun selon sa passion, son bord idéologique ou d'autres déterminants essaie de faire valoir sa "Vérité".

Cordialement,



Hi All,

Happy New Year: Peace, Health, Happiness, Prosperity and stability in our African states.

In light of the ongoing debate on Côte d'Ivoire, in my humble opinion the question we African evaluators, should ask to ourselves could be: Roles of Africans Evaluators in political crises in Africa? It would for example highlight the link between political governance, democracy and development in Africa. In attempting to answer this question we will find that we have much to say, it's just a matter of asking the right evaluative question that can initiate a debate/discussion focused on evaluation and development for the well being of African populations.

It seems to me that Evaluators do not exist Ex-Nihilo, we live, work and evaluate various programs and projects, including programs and projects related to democratic governance. And it would be utopian to believe that a country or continent can develop itself without a genuine political and democratic governance that allows the son and daughter of the peasant one day to become a doctor, university professor, engineer, journalist, Evaluator, etc.
From that moment Africans evaluators could initiate an assessment of democratic elections in Africa to determine the causes of poor democratic elections and the effects of these elections on other development programs, public safety and the well being of people.

There are case studies: Kenya, Zimbabwe, Guinea, and Burkina Faso.

Another study could look at the good examples of democratic transition in African States, highlighting why these elections were successful, the beneficial effects of these elections on the well being of our populations. At this level also case studies exist: Ghana, South Africa, and Botswana.

If we refuse to face this reality, we will be doing evaluation consultancies in post-conflict countries just to have something to fill our bank accounts without worrying about people's interests and the future of our country and that of future generations.

In the worst case, we as evaluators will be solicited or engaged in programs to manage emergency situations in countries in a conflict like this looming on the horizon in Côte d'Ivoire.

In summary I am leaving the floor for a discussion on the issue, but a debate focused on the angle of the evaluation and development of our countries. But not a debate in which we will discuss the gender (sex) of angels, as what is happening in the Ivory Coast debate around the continent and the world, where each one according to his passion, his ideological fringe or other determinants tries to assert his/her» Truth"....

 

Yours Sincerely,

 



Issaka Herman TRAORE
Team Leader AfrEA's Board
Partnership & Institutional Collaboration
www.afrea.org
Tel: +226-76-61-36-55
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Skype: Issakasank
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Burkina Faso
West Africa



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