jeudi 25 novembre 2010

Les nôtres !

Tintintinho Ag :

N'est ce pas Mirifique ?

Karina Cissé :

Quoi donc ? 

Tintintinho Ag :

Suivre l'étoile de sa vie

Se laisser guider par le vent

Ce vent qui t'emporte dans une odyssée

Cette légèreté de plume, voyons !!

Karina Cissé :

Parles-tu de l'hirondelle qui annonce le printemps ?

S'agit-il du faucon qui ne sait jamais s'arrêter dans son aventure ?

Tintintinho Ag :

Non mieux encore !

Je parle de ceux pour qui voyager est plus qu'une

Nécessité ou une aventure, mais toute une vie

Je parle de ceux là qui bougent selon les

Formes incertaines des vagues qu'engendrent

Les dunes de sables dorés du Sahara

Karina Cissé :

Parles-tu des miens les Kel Tamashek ?

Souvent en survolant les dunes du Sahara sais-tu ?

Je me demande comment ce peuple fait pour survivre

Dans ce désert abandonné de la vie

Cette terre stérile dont la mort dessine la vie

Ce soleil qui vieillit le visage de ces hommes bleus dont la bravoure traverse le temps.

Ces hommes dont l'histoire glorieuse frustre le présent puits de misère!

Tintintinho Ag :

Est-ce donc tout ce que tu vois ?

Atterrie ma dulcinée ! Viens et écoute !!

Entends !! Entends avec moi la symphonie d'un sable cédant au vent ;

Cette brise de sable jalonnant de dune en dune le plus beau des tableaux.

Serais-tu capable de décrire le courage imperceptible du nomade ??

As-tu donc oublié la douceur de nos mères, et le dônn frais de notre grand-mère sous sa tente.

Te rappel-tu du goût du lait de chèvre d'un soir d'hiver chez moi à Djebokh !

As-tu donc oublié la sensation de vide qui nous immerge à chaque couché de soleil sur les dunes roses du Dawna

Sens !!! Sens avec moi l'arôme exaltante du Thé matinal fait par le berger.

Karina Cissé :

Oui j'entends les rires des enfants qui courent dans le sable chaud sans se brûler les pieds.

J'entends les voix discrètes des femmes qui préparent le beurre, le fromage et sèchent la viande

J'entends la guitare des hommes qui font paitre leur bétail.

Cette guitare qui accompagne la douce mélodie des jeunes filles, qu'on aperçoit à l'horizon cherchant de l'eau pour les foyers.

Je me souviens encore de ces nuits à la belle étoile, cette poésie de la vie.

Les feux de nuits les chants et danses les parades des chameaux sous la complicité du tableau argenté que nous offre le ciel affranchit qui épouse harmonieusement les plaine d'Adjelhoc

 J'entends encore les échos de la voix d'un homme,

Cette voix qui a su touché mon cœur c'est la tienne.

Tes yeux me reflètent  la beauté du Sahara, amants fidèle des hommes bleus qui n'a ni début ni fin, aucune frontière et pour seul toit le ciel.

Tintintinho Ag :

Sahara, unique, beau et vieux Sahara !

Terre d'accueil et mère des Touaregs nous te chantons

Ô toi, paysage multiforme et sans cesse mouvant

Toi, dont la blancheur inspire la pureté, rose d'amour et or de richesse !

Pour nous touaregs, voyager c'est laisser son esprit dodeliner sur un chameau à la rencontre d'une nature dont on ne se lassera jamais.

C'est respirer le sable dont la multiplicité rappelle celle des fleurs

Je voudrais tant revivre un coucher de soleil avec toi sur une dune de Gargando !


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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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