jeudi 4 novembre 2010

Le souffle nauséabond des peshmergas ! (en réponse à l’article de Chahana, voir maliweb du 4.11.2010)

Le souffle nauséabond des peshmergas ! (en réponse à l'article de Chahana, voir maliweb du 4.11.2010)

 

De l'avis de tous les initiés à la chose politique au Mali, les articles relatifs (précisément celui de Chahana Takiou paru ce matin) à la création du MNA constituent un exemple tout à fait symbolique et représentatif d'une paranoïa exacerbée. A défaut de pouvoir la traiter, il ne serait pas inutile de méditer sur cette pathologie, sans cesse entretenue par les flagorneurs et les laudateurs du régime, et les journalistes-mercenaires soucieux de leurs privilèges qui feignent d'ignorer la réalité des choses dans le Nord Mali. Ils refusent de voir que le pouvoir d'achat est anéantie, que l'insécurité est résiduelle et prend des proportions chaque jour encore plus inquiétante incitant toujours plus de jeunes à intégrer ces groupuscules de la mort au péril de leurs vies...

Ces journalistes corrompus aux abois en qui s'installe imperceptiblement l'angoisse d'une fin de règne voit des comploteurs partout alors qu'ils sont en réalité les premiers sinon les seuls responsables de la déformation de l'information et de l'impasse politique et de la dérive mafieuse qui gangrènent la vie publique. Ils appuient et justifient le faux et diabolisent la moindre forme de contestation.

Si ce sont des Kayesiens ou Sikassois qui s'organisent pour dénoncer, on parle d'opposition, si c'est une partie de Gao ou Ansongo, on parle de milice armée et si ce sont des touaregs, arabes et sonrai, on parle de rébellion… cette typologie cynique, c'est vous qui l'avez inventé, vous scribouilleurs véreux et non le MNA qui parle au nom de tous les maliens vivant au Nord, vivant dans l'Azawad qu'ils soient juifs ou bouddha, noirs, blancs ou jaunes !

 

Je ne pourrai être plus éloquent que ces « maliwebiens » qui vous ont répondus ce matin en ces termes :

 

« Monsieur Takiou, vous savez très bien que ces 32 milliards, comme d'autres, ne serviront qu'à gonfler les comptes bancaires des barons de Bamako. Aux régions auxquelles ces appuis ont été attribués, il sera servi des discours, des ateliers et forums facilités par des hauts cadres venus de Bamako en grosses cylindrées et qui empocheront des perdiems de 390 jours pour une année qui n'en compte que 365 ! C'est ça que vous appelez "projets de développement" ? Mon œil ! Si vous avez des leçons à donner, allez les donner à ceux qui pensent qu'ils peuvent développer le pays avec des ateliers et des forums. De Léré à Ménaka et de Bourem à Tessalit vous n'avez pas 1 km de route carrossable, alors que des autoroutes et des tramway sont programmés ailleurs, pourquoi pas Bourem-Kidal ?... Le nord à besoin d'infrastructure. Une route bitumée Gao-Kidal-Tamarasset qui va débloquer définitivement le problème du nord. Les gens ont besoin plus d'eau que de pétrole ».

 

La réalité crève les yeux ici ! mais vous n'êtes jamais là pour la sonder au quotidien ! Vous vous limitez aux scribouillages des chargés de la communication des ministres ou lors des déplacements organisés pendant lesquels on vous achète à vil prix pour reproduire fidèlement ce que l'on vous dicte.

 

… Mais la réalité est toute autre…

A Tombouctou, Gao et Kidal, la stabilité n'a toujours été que précaire. Car sous les cendres dorment les braises. Et ça il faut avoir le courage de le reconnaître. Il y a des questions de fond que nous contournons, une réalité que l'on préfère ne pas regarder en face. Aujourd'hui, des communautés se regardent en chien de faïence, d'autres se livrent à une bagarre sans merci, encadrées par des forces occultes. Et chaque fois que nous sommes dos au mur, et les projectiles verbaux ou solides volent dans tous les sens, une seule échappatoire : la politique de l'autruche !

Tout cela se passe sans que l'Etat bien au courant de l'implosion en gestation ne se pipe mot alors que les enfants de la Nation s'entretuent sur l'autel des calculs politiciens. Il laisse faire. C'est après tout 1/3 de « terre inutile ». Sauf que les données changent avec le pétrole qui se fait sentir à Taoudéni. Cette fois aussi, on a choisi l'amalgame. On a entretenu et pactisé avec les trafiquants de drogue. Une gangrène qui mine la jeunesse qui s'essaie à sniffer cette substance hallucinante tout en se lançant dans cette activité hyper lucrative. A coté de ce désastre juvénile, nous avons une armée cloitrée dans les villes (Tombouctou, Ber car le camp d'Inokinder a été déserté) qui souffre de la gabegie et ne disposant pas des équipements nécessaires ni les moyens et l'engagement exigés…

 

La Vérité Tranchante

 



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