mardi 29 juin 2010

L A L E T T R E D U W E B M E S T R E - 29 juin 2010 - Edition spéciale

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L A   L E T T R E   D U   W E B M E S T R E

 

 

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les éditoriaux de Jacques Cheminade

Le monde dans lequel nous vivons et les choix qui déterminent notre futur ne sont pas encore rentrés dans la tête de nos dirigeants. Toute leur carrière s’est effectuée sur la base d’une pensée à court terme â€" échéances électorales ou journal télévisé du lendemain â€" et non par rapport à la réalité. Ils tentent donc aujourd’hui de réformer ou de guérir un système qui est mourant, et se condamnent ainsi irrémédiablement à l’échec.

Nicolas Sarkozy va à Londres exalter l’esprit de Résistance et David Cameron lui renvoie dans les gencives que leur « amitié de travail Â» a abouti à permettre l’intégration complète de la France au commandement de l’OTAN et sa participation à la guerre en Afghanistan. Notre gouvernement refuse toute discussion à l’Assemblée nationale sur l’opportunité de séparer les banques d’affaires des banques de dépôt, comme pendant les Trente glorieuses. M. Woerth, dont la femme gérait le portefeuille de Liliane Bettencourt avant de devoir démissionner, et qui a lui-même reçu des contributions électorales de la famille, présente une « réforme Â» des retraites qui forcera ceux qui rentrent tôt dans le monde du travail à attendre 62 ans pour partir et beaucoup de femmes, 67 ans pour atteindre un taux plein. En sus, il donne urbi et orbi des leçons de féminisme en évoquant le droit pour sa femme de travailler, comme si dans son foyer le conflit d’intérêt gros comme une retraite chapeau n’était pas le problème ! M. Blanc et ses cigares, Mme Yade et ses chambres d’hôtel, M. Joyandet et son permis de construire, sans oublier Mme Boutin, se livrent ou entendaient se livrer à des abus avec l’argent public, et quiconque proteste se voit taxer de populisme !

Toutes ces choses sont les reflets sur les murs de la caverne d’une injustice devenue générale.

Les conséquences de la crise sont devant nos yeux : réforme anti-sociale des retraites, multiplication des pauvres qui glanent de la nourriture à la porte des supermarchés ou en fin de marché, souffrance partout au travail, suicides à France Télécom, à la Poste et dans le monde rural, départements en cessation de paiement qui bientôt ne pourront plus honorer le versement du revenu de solidarité active, de l’allocation personnalisée d’autonomie ou de l’allocation en faveur des handicapés. Jean-François Kahn a raison de constater l’idéologie pétainiste qui se répand.

Alors il faut défendre un à un les justes acquis sociaux, qui sont des droits et non des avantages, mais il faut surtout remonter aux causes de l’injustice et porter le fer là où il doit l’être, au cÅ"ur de ce système injuste.

Nous indiquons ici la direction pour en sortir : Glass Steagall pour sauver l’épargne populaire des prédateurs financiers, pas de renflouement mais la banqueroute organisée des spéculateurs pour dégager le terrain, interdiction des produits dérivés qui sont l’arme d’une criminalité systémique, taux de change fixes entre devises pour empêcher la spéculation sur les monnaies, arrêter la cotation en continu du prix des produits, abrogation d’un euro courroie de transmission des places financières, mise en place d’une nouvelle monnaie de référence européenne pour des projets communs et non pour faire baisser les salaires. Ce grand nettoyage doit permettre d’investir sans fuites financières dans une politique de grands travaux à l’échelle de l’Eurasie et du monde, pour redonner priorité au travail humain en stimulant la création de millions d’emplois qualifiés. En bref, rétablir la joie de créer et de découvrir ensemble, en refusant toute servitude imposée ou volontaire.

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Se réveiller dans la tempête
intervention de Jacques Cheminade à l'AG de Solidarité et Progrès
Durée 1h10min

Quelques unes de nos meilleures vidéos
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Le Dollar-crédit et
l'Alliance des quatre puissances
Durée 17min

La triple courbe et Rosa Luxemburg
Durée 29min

Perfide Empire
(conférence de Jacques cheminade)
Durée 2h30min

Krach 1995-2008 :
Dire la vérité au peuple
(Inclut des extraits de la campagne
de Jacques Cheminade à la présidentielle de 1995)
Octobre 2008 - durée 10min

L'indispendable commission Pécora
Pour une commission d'enquête parlementaire
sur la crise financière
Avril 2009 - durée 15min

L'histoire de l'économie comme on
ne vous l'a jamais enseignée !
Septembre 2008 - durée 1h41min

Un classique en matière
d'économie politique !
Mars 2008 - durée 1h30min

 

 

 

Quelques brèves récentes

 

Sarkogate et Woerthgate : la fin d’un monde
28 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) â€" La chute du système politique français de ces quarante dernières années arrive au moment où le système financier qu’il a servi s’effondre. C’est pour nous tous, citoyens, l’occasion de reprendre la barre et d’incarner le sursaut avant que la destruction de notre pays ne soit irrémédiable. Chaque jour qui passe dans l’affaire Bettencourt exhibe un peu plus ce petit monde de l’argent qui nous a gouverné.

Selon les dire du procureur de Nanterre, Eric Woerth aurait enterré en 2009 une procédure fiscale contre l’héritière L’Oréal, dont sa femme Florence était la gérante de fortune. D’ailleurs, en tant que ministre du Budget, Woerth avait remis personnellement la légion d’honneur au patron de sa femme, Patrice de Maistre, le conseiller financier de Liliane Bettencourt, qui avoue par ailleurs avoir embauché Florence Woerth à la demande de son ministre de mari. En retour, il aurait profité des largesses financières de la milliardaire. Sa femme, qui gagne 200 000 euros par an (soit 12 fois le smic) chez Clymène, est au cÅ"ur d’une autre anomalie financière : la société propriété de Liliane Bettencourt, n’a cessé de perdre de l’argent alors même que les marchés étaient haussiers. Et pire, alors que Clymène perdait 64 millions d’euros en 2008 , les salaires de ses employés sont passés de 424 000 euros à 1,5 million ! En neuf années, Clymène a perdu 100 millions d’euros. Patrice de Maistre et Florence Woerth sont-ils incompétents ? On en doute. Qui a bénéficié de ces pertes ? Où est allé cet argent si facilement perdu ? Il convient de se poser la question.

Mais il semble que l’ex-ministre du budget, également trésorier de l’UMP, entretienne ce type de relations ambigües avec d’autres grandes fortunes. Risquant un contrôle fiscal après que la police ait estimé à 500 000 euros la valeur des lingots d’or dérobés lors d’un cambriolage en décembre, Robert Peugeot a immédiatement demandé à rencontrer Eric Woerth. Suite à leur dîner, la police a soudainement réévalué le montant à 150 000 euros, plus conforme à l’ISF déclaré par l’héritier Peugeot. Ce dernier vient d’être décoré de la légion d’honneur par Eric Woerth début juin…

L’on note aussi que c’est vraisemblablement Liliane Bettencourt qui a mis le pied à l’étrier politique de Luc Châtel, ministre de l’Education, alors qu’il occupait un poste de DRH d’une branche de L’Oréal. Après Woerth et Pécresse, ça commence à faire beaucoup.

Mais n’oublions pas le principal intéressé, Nicolas Sarkozy, qui selon les révélations de Mediapart.fr et les enregistrements examinés par la police judiciaire, pourrait être mis en cause pour avoir reçu de l’argent de Liliane Bettencourt et avoir utilisé son pouvoir pour interférer dans une décision de justice concernant la milliardaire. Avec sa mise en cause dans le financement illégal de la campagne de Balladur en 1995 et sa politique d’abandon, le Président n’a plus aucune légitimité. Le seul argument qu’il reste pour dire que la France n’est pas une république bananière c’est qu’elle n’est plus une république du tout. Notre pays nous a été confisqué par cette petite oligarchie de Cour. Exigeons que l’on nous le rende.

LaRouche sur Glass-Steagall : éliminer l’argent fictif ou voir nos économies sombrer
27 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) â€" Maintenant que l’équipe de France est revenue d’Afrique du Sud, il ne devrait plus rien y avoir qui nous coupe du monde. Pendant que les politiciens se perdent en commentaires et que les Français préparent leurs vacances, l’été promet d’être chaud sur le front de la crise. Hier, lors de sa conférence internet depuis Washington, l’économiste américain Lyndon LaRouche a clairement indiqué que seul un rétablissement de la loi Glass-Steagall séparant les activités bancaires normales et spéculatives, permettrait d’empêcher un effondrement de tout le système transatlantique.

Nous publions ci-dessous la première partie de son discours :

« Nous arrivons à un point de la crise où nous allons être libérés de l’emprise de l’argent. L’argent n’a presque plus aucune valeur et vous allez vite vous en rendre compte. Nous sommes pris dans l’une des pires dépressions de toute l’histoire, en tous cas la pire que le monde transatlantique ait connu. Si vous examinez l’état de la monnaie, vous verrez que seule une infime partie de l’argent en circulation a un lien avec la production, le commerce ou la consommation. C’est-à-dire que la consommation physique de la population, des industries et de tout le reste n’est rien à comparer aux sommes d’argent qui circulent et se démultiplient.

« Et pendant ce temps là, nos industries ferment, notre tissu social se désintègre et le Congrès vient de condamner 2 millions de chômeurs à perdre leurs indemnités, ce qui aura un impact dès la semaine prochaine et les semaines à venir. évidemment, cela ne va pas arranger la cote de popularité des membres du Congrès â€" que l’on devrait plutôt appeler "démembrés".

« Il nous faut désormais réaliser qu’il est complètement stupide d’avoir voulu mesurer l’économie en termes d’argent. La part des salaires et des dépenses liées à la consommation de biens et de services essentiels n’est rien en comparaison de la masse des paris financiers ! (…) Au niveau mondial, les agrégats monétaires en circulation sont de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de milliards de dollars pendant que l’argent lié à l’économie réelle est réduit à la portion congrue.

« Cette spéculation financière n’est qu’un jeu de Monopoly géant : c’est de l’argent artificiel. L’argent réel est sacrifié sur l’autel des produits financiers dérivés. Ce jeu d’argent, lui, n’a rien de réel ; par contre, la destruction sociale et la décomposition des collectivités locales le sont bien.

« On ne peut plus mesurer l’état d’une économie en argent car l’ensemble de la masse monétaire est complètement artificielle. L’emploi, la production, l’investissement et tout ce qui est réel décroît. Les prix sont totalement artificiels.

« Contrairement à ce qui est enseigné à la fac, l’économie n’est pas l’argent. C’est fini le temps où les étudiants pouvaient se vanter de connaître et maîtriser toutes les règles de la circulation monétaire. Il n’y a plus que les idiots pour continuer de penser que ce qui compte c’est l’argent.

« La majeure partie de l’argent en circulation doit être tout simplement supprimée ! Et la seule manière de le faire, aux états-Unis et en Europe, est de rétablir la loi Glass-Steagall telle qu’elle fut promulguée en 1933 par Franklin Roosevelt. Toute réforme qui ne rétablit pas ce critère est une escroquerie condamnant l’humanité. Avec Glass-Steagall, l’argent va devoir passer au détecteur de mensonge. "Es-tu réel ? Prouve-le."

« Voici en quoi consiste ce test : tout ce qui répondra au critère Glass-Steagall sera considéré comme réel et sera sauvegardé. Toute la monnaie qui n’y répond pas sera sacrifiée !

« Ce qui veut dire que nous aurons toujours des banques, mais que la masse de leurs actifs sera considérablement réduite. Toute la monnaie qui correspond aux avoirs des institutions financières américaines et européennes en particulier se retrouvera à la rue. Et avec Glass-Steagall elle ne trouvera aucun domicile. Tous les établissements financiers ou leurs branches qui ne correspondront pas aux critères Glass-Steagall seront autorisés à mourir !

« Ce n’est que de l’argent de Monopoly. Et ce ne sont même plus des billets de Monopoly mais de la monnaie électronique qui se reproduit toute seule ! Regardez, aujourd’hui, tous les paris financiers sont automatisés et portent sur d’autres opérations elles aussi spéculatives.

« Cet argent fictif enfle à vue d’oeil. Il faut détruire cet argent inutile qui emportera avec lui les grandes banques de Wall Street et d’ailleurs. Alors certains diront : « Mais vous allez supprimer l’argent en faisant ça ! » Oui, exactement. Vous avez pigé ! (…) Ensuite, pour remettre à flot les banques qu’il convient de sauver, nous procéderons comme lors du « bank holiday » de Franklin Roosevelt.

« Si l’on procède ainsi, ça marchera. Mais si on ne le fait pas, je ne donne pas cher de notre survie ni de celle du monde, car nous sommes dans la pire crise qu’ait vécu l’humanité dans toute son histoire, ou du moins sur les 7000 dernières années. C’est maintenant, ça se passe cet été : tout le système peut tomber très rapidement. Une réforme Glass-Steagall du système est donc urgente et nécessaire pour les Etats-Unis et l’Europe. Le reste du monde est en relative meilleure forme. Mais le monde transatlantique est au bord du gouffre. Si les règles et les comportements des pays concernés ne changent pas durant l’été, venu leurs économies plongeront une fois l’automne arrivé. Â»

LaRouche revient sur ses prévisions économiques

« Contrairement à ce que certaines personnes croient, j’ai fait un nombre limité de prévisions économiques. Par contre, je reviens, commente et actualise régulièrement ces prévisions Â», a-t-il précisé hier, lors de son discours. Sa dernière prévision à été formulée en 1995 lorsqu’il a conçu la première version de sa « triple courbe Â» après avoir vivement dénoncé la folie des produits financiers dérivés dès 1991, depuis sa cellule de la prison de Rochester. Ce schéma montre pourquoi â€" par principe â€" la mondialisation financière ne peut qu’aboutir à un effondrement général du système. Ci-dessus la première version de la triplecourbe telle que publiée en 1995.

Loi de régulation financière : Obama ment !
28 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) â€" Au cours de la conférence internet de Lyndon LaRouche samedi dernier à Washington, l’une des assistantes d’un sénateur a jeté un pavé dans la mare en révélant les manÅ"uvres de Wall Street et de la Maison Blanche pour affaiblir la portée de la loi de régulation financière dont se targue tant le Président.

Selon ce témoignage capital, la loi sur la régulation financière qui pourrait être adoptée cette semaine par le Congrès américain, à la suite des compromis négociés la semaine dernière par les deux chambres (Comité de conférence), non seulement ne régule rien, mais autorise les banques à spéculer encore plus !

Le bureau de ce sénateur, qui compte bien soulever les mêmes questions lors du vote sur la loi, accuse tout simplement Barack Obama de mentir et les médias de se livrer à une campagne de désinformation. Voilà qui nous rappelle étrangement le comportement, ici en France, de notre propre Président de la République, qui un jour déclare la guerre au « capitalisme financier Â» pour ensuite faire passer une loi accroissant considérablement la possibilité de titrisations ; qui, un jour vitupère contre la spéculation, et le lendemain donne consigne au groupe d’experts qui négocie les accords de Bâle 3 de bloquer toute tentative sérieuse de régulation des banques.

Voici la question :

« M. LaRouche, vous connaissez l’effort que nous avons mené depuis le début sur cette question, mais je crois qu’il est très important que les personnes qui écoutent cette conférence internet, sachent exactement ce qui est arrivé dans le Comité de conférence qui a produit cette loi. Parce que ce qui circule actuellement dans la presse est de la désinformation.

« Malgré la fureur de la population américaine contre le renflouement de Wall Street, malgré le fait que notre Président ait répété à plusieurs reprises qu’il opposerait son veto à toute mesure n’incluant pas la régulation des produits dérivés, le fait est que c’est exactement le contraire qui a eu lieu. En fait, je regrette de devoir le dire, mais il semblerait que le Président soit un menteur.

« D’abord, le sénateur Levin a été instrumentalisé pour introduire la soi-disant Règle Volcker [*] dans le but de remplacer un autre amendement qui demandait la réintroduction de la loi Glass-Steagall. Il n’y a aucun doute que le Glass-Steagall est préférable et que la Règle Volcker a des défauts. Mais le président Obama s’est opposé à Glass-Steagall tout en prétendant soutenir la Règle Volcker. La Règle Volcker, telle que le sénateur Levin l’a proposée, en dépit des tous ses défauts, interdisait aux banques d’utiliser l’argent obtenu de l’Etat pour spéculer sur les marchés financiers. Comme tout le monde le sait, le gouvernement fédéral apporte son soutien aux dépôts bancaires et les banques ont accès aux fonds à bon marché de la Réserve Fédérale. Volcker, un ancien président de la Réserve Fédérale, argumenta qu’on ne pouvait permettre aux banques d’utiliser ces subsides pour spéculer ; et apparemment le Président Obama, lui avait apporté son soutien.

« Cependant, le fait est que jeudi après midi, les sénateurs participant au Comité de conférence ont confirmé que leur prétendu compromis consistait à laisser aux banques la possibilité d’investir jusqu’à 3% de leurs capitaux propres dans les hedge funds et autres sociétés de "capital-investissement". Les capitaux propres sont considérés comme le capital le plus sûr des banques, essentiellement composé de capitaux apportés par les actionnaires.

« Ceci était déjà mauvais en soit, mais quelques heures plus tard, le projet a encore été amendé, suite aux pressions exercées à la fois par l’Administration et par Wall Street. Le compromis a changé la métrique du projet de loi en remplaçant "capitaux propres" par ce qu’on appelle le "Tier 1". [**]

« Les banques ont beaucoup plus de capital dit "Tier 1" qu’elles n’ont de capitaux propres. Le fait d’avoir ainsi affaibli l’exigence, permet désormais aux banques d’investir beaucoup plus de leur cash dans les hedge funds et fonds de capital-investissement. Du côté de la Chambre, ce changement a été soutenu avec enthousiasme par Barney Frank [dirigeant de la Commission des services financiers de la Chambre].

« Il s’agit de questions compliquées pour le citoyen lambda et pour les rendre plus claires, je voudrais vous donner quelques exemples de comment tout cela se traduit dans la pratique. Prenons le cas d’abord de JP Morgan Chase.

« JP Morgan Chase déclare des avoirs pour plus de 2100 milliards de dollars. Avec cette nouvelle mouture de la loi, la banque serait autorisée à investir 40% supplémentaire de ses liquidités (…) pour atteindre un total de 4 milliards dans des activités que Volcker voulait soi-disant interdire aux banques.

« Pour ce qui est de Bank of America, la plus grande banque du pays avec plus de 23000 milliards d’actifs supposés, le soi-disant changement apporté par la Règle Volcker qui prétendait restreindre les activités spéculatives, lui permettrait en réalité d’accroitre ses investissements dans les hedge funds et les fonds de capital-investissement de plus de 4,8 milliards de dollars. Ceci représente une augmentation de 80% par rapport à ce qu’elle investit actuellement dans ces instruments. Morgan Stanley pourrait investir 1,4 milliard de plus, ce qui représente une augmentation de 58% ; Goldman Sachs, 1,9 milliard, soit "seulement" 10% de plus.

« Ces changements ont été fortement combattus par différents membres du Comité, mais ils n’ont pas été entendus.

« Sur la question des produits dérivés, un domaine mieux connu du grand public et sur lequel le Président Obama s’est exprimé de façon répété, [la sénatrice] Blanche Lincoln avait fait une proposition qui aurait obligé les plus grandes banques du pays à déménager leurs unités Swaps, chargées de négocier et d’échanger ce type de produit dérivé financier, vers une autre institution ayant ses capitaux propres et faisant partie d’une holding bancaire plus large. Les institutions affectées par cette mesure auraient été obligées de lever des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour protéger leurs opérations de Swaps en cas de défaut sur leurs paris.

« Pour Wall Street, cependant, cette mesure constituait une menace et aurait accru leurs difficultés face à la concurrence étrangère. Ceci n’est pas du tout vrai, les banques américaines les plus importantes contrôlent largement les marchés des Swaps aux Etats-Unis. Â»

En général, a repris la porte-parole de LaRouche Debra Freeman, si la proposition de Blanche Lincoln avait été adoptée, elle aurait eu pour conséquence qu’en cas de défaut, les contribuables n’auraient pas été obligés de venir sauver les banques, comme ils l’ont fait en 2008. La loi Glass-Steagall serait allé plus loin. Elle aurait traité les produits dérivés déjà existants, ce que la proposition de Blanche Lincoln ne couvrait pas. Mais, toutes comparaisons gardées, la proposition de Blanche Lincoln était importante, et fait inhabituel, trois présidents de branches de la Réserve fédérale lui avaient apporté leur soutien. Malgré cela, vendredi à minuit, le député Collin Peterson a annoncé qu’il croyait qu’un compromis avait été trouvé avec la proposition de Blanche Lincoln.

« Je crois que c’est important que les gens sachent, a repris l’assistante du sénateur, car le peuple américain a vraiment le droit de savoir que durant ces négociations extraordinaires qui ont duré toute la nuit (…) le comité des gouverneurs de la Réserve fédérale, dirigé par Ben Bernanke, en compagnie de Sheila Baer, la présidente de la FDIC (Federal deposit insurance corporation) et du secrétaire au Trésor, Tim Geithner, ont rejoint les plus grosses banques du pays pour passer toute la nuit avec le Comité de conférence.

« Il y avait comme une grosse contradiction : si le président des Etats-Unis avait dit qu’il opposerait son veto à tout projet de loi qui ne régulerait pas les dérivés, pourquoi alors a-t-il envoyé la moitié de la Maison Blanche au Capitole, à Washington, pour s’assurer que les dérivés ne seraient pas régulés ? En fait, bien que les négociations n’aient pas été publiques, désormais la résolution l’est. Plutôt que d’obliger les banques à déménager leurs opérations de swaps, Collin Peterson a annoncé qu’elles seraient autorisées à maintenir ces unités qui gèrent la partie la plus importante des échanges sur les produits dérivés.

« Malgré le fait que 78% de la population soutien le Glass-Steagall et qu’un pourcentage encore plus important de cette population ait exprimé son mécontentement total envers le soutien apporté par le gouvernement aux opérations sur les marchés dérivés, le Comité de conférence n’en a fait qu’à sa tête.

« La question que je veux vous poser est donc très simple. Devant l’irrespect total de la volonté des citoyens ; pire encore, devant les mensonges éhontés du président des Etats-Unis, comment pensez-vous, et je connais votre réponse, que nous devons procéder ? Clairement, on ne peut rien croire de ce que dit Obama et malheureusement la population qui, à moins d’être particulièrement motivée ne va pas au fond des choses, a été amenée à croire que cette mesure qui va être adoptée, régule en fait les dérivés et qu’ils ne seront plus du tout obligés de renflouer les mauvaises dettes des banquiers ! Â»

Lyndon LaRouche :

« Tant que vous aurez cet homme comme Président, vous ne changerez jamais le cours des choses. C’est un fait ; c’est pour cela qu’il a été fait Président. C’est un pigeon contrôlé par les Britanniques possédant le profile psychologique de l’empereur Néron, comme je l’avais exposé dès avril 2009. (…) Il faut le faire dégager. Nous avons plusieurs moyens pour y parvenir, avec les scandales de Chicago, mais le meilleur angle d’attaque c’est les 2 millions des chômeurs qui vont perdre leurs allocations chômage ces prochaines semaines. C’est un meurtre délibéré. (…)

« Le problème des démocrates, et des républicains, est qu’ils tentent d’adopter des positions qui ne nuiront pas à leur relation avec le Président et la présidence, craignant que cela puisse nuire à leur capacité d’apporter tel ou tel avantage à leur électorat.

« Dans la période qui vient, face à ces deux millions de gens qui seront potentiellement laissés au bord de la route, comme résultat de ce processus législatif, il faudra prendre des mesures fortes et vous allez devoir donner des coups de pieds dans le derrière de nombreux hommes politiques pour amener une solution. Et tout dirigeant démocrate qui ne fait pas cela, devrait être ciblé : "Vous êtes viré, on ne veut plus de vous, jamais !"

« C’est la même chose qui arrive dans la 22e circonscription du Texas où Obama tente de faire éliminer la candidature de Kesha Rogers. Les dirigeants du Parti démocrate ne sont pas toujours de mauvaises personnes. Mais les ordres viennent d’Obama en passant par Chicago et d’autres endroits similaires. Obama tente d’imposer un régime de terreur et nous avons peu de gens, dans des positions de pouvoir, qui soient prêts à lui tenir tête.

« Vous devez comprendre, si vous voulez que notre nation survivre : Obama doit partir ! (…) Ne parlez pas des conditions qui vous permettront de le mettre dehors ; mettez-le dehors, tout simplement. Mais ne le tuez pas ; nous ne voulons pas de cela. Il faut juste l’évacuer. Voilà la vraie question : êtes-vous prêt à faire partir Obama, où voulez-vous qu’on vous colle aussi une moustache ? Â»

Notes :

[*] Règle Volcker : l’ancien gouverneur de la Federal Réserve, Paul Volcker, proposa que l’on interdise aux banques de spéculer avec l’argent publique des renflouements, mais aussi qu’elles spéculent sur fonds propres.

[**] Il s’agit de capitaux propres, avec en plus des actions du type préférentielles à dividende prioritaire sans droit de vote et des certificats d’investissements. Beaucoup moins fiable que le critère « capitaux propres Â», Tier 1 permet surtout de gonfler la surface de l’entreprise, avec des capitaux moins fiables, lui permettant ainsi d’emprunter et de spéculer davantage.

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Perfide Empire
(conférence de Jacques cheminade)
Durée 2h30min

Krach 1995-2008 :
Dire la vérité au peuple
(Inclut des extraits de la campagne
de Jacques Cheminade à la présidentielle de 1995)
Octobre 2008 - durée 10min

L'indispendable commission Pécora
Pour une commission d'enquête parlementaire
sur la crise financière
Avril 2009 - durée 15min

L'histoire de l'économie comme on
ne vous l'a jamais enseignée !
Septembre 2008 - durée 1h41min

Un classique en matière
d'économie politique !
Mars 2008 - durée 1h30min

 

 

 

Quelques brèves récentes

 

Sarkogate et Woerthgate : la fin d'un monde
28 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – La chute du système politique français de ces quarante dernières années arrive au moment où le système financier qu'il a servi s'effondre. C'est pour nous tous, citoyens, l'occasion de reprendre la barre et d'incarner le sursaut avant que la destruction de notre pays ne soit irrémédiable. Chaque jour qui passe dans l'affaire Bettencourt exhibe un peu plus ce petit monde de l'argent qui nous a gouverné.

Selon les dire du procureur de Nanterre, Eric Woerth aurait enterré en 2009 une procédure fiscale contre l'héritière L'Oréal, dont sa femme Florence était la gérante de fortune. D'ailleurs, en tant que ministre du Budget, Woerth avait remis personnellement la légion d'honneur au patron de sa femme, Patrice de Maistre, le conseiller financier de Liliane Bettencourt, qui avoue par ailleurs avoir embauché Florence Woerth à la demande de son ministre de mari. En retour, il aurait profité des largesses financières de la milliardaire. Sa femme, qui gagne 200 000 euros par an (soit 12 fois le smic) chez Clymène, est au cœur d'une autre anomalie financière : la société propriété de Liliane Bettencourt, n'a cessé de perdre de l'argent alors même que les marchés étaient haussiers. Et pire, alors que Clymène perdait 64 millions d'euros en 2008 , les salaires de ses employés sont passés de 424 000 euros à 1,5 million ! En neuf années, Clymène a perdu 100 millions d'euros. Patrice de Maistre et Florence Woerth sont-ils incompétents ? On en doute. Qui a bénéficié de ces pertes ? Où est allé cet argent si facilement perdu ? Il convient de se poser la question.

Mais il semble que l'ex-ministre du budget, également trésorier de l'UMP, entretienne ce type de relations ambigües avec d'autres grandes fortunes. Risquant un contrôle fiscal après que la police ait estimé à 500 000 euros la valeur des lingots d'or dérobés lors d'un cambriolage en décembre, Robert Peugeot a immédiatement demandé à rencontrer Eric Woerth. Suite à leur dîner, la police a soudainement réévalué le montant à 150 000 euros, plus conforme à l'ISF déclaré par l'héritier Peugeot. Ce dernier vient d'être décoré de la légion d'honneur par Eric Woerth début juin…

L'on note aussi que c'est vraisemblablement Liliane Bettencourt qui a mis le pied à l'étrier politique de Luc Châtel, ministre de l'Education, alors qu'il occupait un poste de DRH d'une branche de L'Oréal. Après Woerth et Pécresse, ça commence à faire beaucoup.

Mais n'oublions pas le principal intéressé, Nicolas Sarkozy, qui selon les révélations de Mediapart.fr et les enregistrements examinés par la police judiciaire, pourrait être mis en cause pour avoir reçu de l'argent de Liliane Bettencourt et avoir utilisé son pouvoir pour interférer dans une décision de justice concernant la milliardaire. Avec sa mise en cause dans le financement illégal de la campagne de Balladur en 1995 et sa politique d'abandon, le Président n'a plus aucune légitimité. Le seul argument qu'il reste pour dire que la France n'est pas une république bananière c'est qu'elle n'est plus une république du tout. Notre pays nous a été confisqué par cette petite oligarchie de Cour. Exigeons que l'on nous le rende.

LaRouche sur Glass-Steagall : éliminer l'argent fictif ou voir nos économies sombrer
27 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Maintenant que l'équipe de France est revenue d'Afrique du Sud, il ne devrait plus rien y avoir qui nous coupe du monde. Pendant que les politiciens se perdent en commentaires et que les Français préparent leurs vacances, l'été promet d'être chaud sur le front de la crise. Hier, lors de sa conférence internet depuis Washington, l'économiste américain Lyndon LaRouche a clairement indiqué que seul un rétablissement de la loi Glass-Steagall séparant les activités bancaires normales et spéculatives, permettrait d'empêcher un effondrement de tout le système transatlantique.

Nous publions ci-dessous la première partie de son discours :

« Nous arrivons à un point de la crise où nous allons être libérés de l'emprise de l'argent. L'argent n'a presque plus aucune valeur et vous allez vite vous en rendre compte. Nous sommes pris dans l'une des pires dépressions de toute l'histoire, en tous cas la pire que le monde transatlantique ait connu. Si vous examinez l'état de la monnaie, vous verrez que seule une infime partie de l'argent en circulation a un lien avec la production, le commerce ou la consommation. C'est-à-dire que la consommation physique de la population, des industries et de tout le reste n'est rien à comparer aux sommes d'argent qui circulent et se démultiplient.

« Et pendant ce temps là, nos industries ferment, notre tissu social se désintègre et le Congrès vient de condamner 2 millions de chômeurs à perdre leurs indemnités, ce qui aura un impact dès la semaine prochaine et les semaines à venir. évidemment, cela ne va pas arranger la cote de popularité des membres du Congrès – que l'on devrait plutôt appeler "démembrés".

« Il nous faut désormais réaliser qu'il est complètement stupide d'avoir voulu mesurer l'économie en termes d'argent. La part des salaires et des dépenses liées à la consommation de biens et de services essentiels n'est rien en comparaison de la masse des paris financiers ! (…) Au niveau mondial, les agrégats monétaires en circulation sont de l'ordre de plusieurs centaines de milliers de milliards de dollars pendant que l'argent lié à l'économie réelle est réduit à la portion congrue.

« Cette spéculation financière n'est qu'un jeu de Monopoly géant : c'est de l'argent artificiel. L'argent réel est sacrifié sur l'autel des produits financiers dérivés. Ce jeu d'argent, lui, n'a rien de réel ; par contre, la destruction sociale et la décomposition des collectivités locales le sont bien.

« On ne peut plus mesurer l'état d'une économie en argent car l'ensemble de la masse monétaire est complètement artificielle. L'emploi, la production, l'investissement et tout ce qui est réel décroît. Les prix sont totalement artificiels.

« Contrairement à ce qui est enseigné à la fac, l'économie n'est pas l'argent. C'est fini le temps où les étudiants pouvaient se vanter de connaître et maîtriser toutes les règles de la circulation monétaire. Il n'y a plus que les idiots pour continuer de penser que ce qui compte c'est l'argent.

« La majeure partie de l'argent en circulation doit être tout simplement supprimée ! Et la seule manière de le faire, aux états-Unis et en Europe, est de rétablir la loi Glass-Steagall telle qu'elle fut promulguée en 1933 par Franklin Roosevelt. Toute réforme qui ne rétablit pas ce critère est une escroquerie condamnant l'humanité. Avec Glass-Steagall, l'argent va devoir passer au détecteur de mensonge. "Es-tu réel ? Prouve-le."

« Voici en quoi consiste ce test : tout ce qui répondra au critère Glass-Steagall sera considéré comme réel et sera sauvegardé. Toute la monnaie qui n'y répond pas sera sacrifiée !

« Ce qui veut dire que nous aurons toujours des banques, mais que la masse de leurs actifs sera considérablement réduite. Toute la monnaie qui correspond aux avoirs des institutions financières américaines et européennes en particulier se retrouvera à la rue. Et avec Glass-Steagall elle ne trouvera aucun domicile. Tous les établissements financiers ou leurs branches qui ne correspondront pas aux critères Glass-Steagall seront autorisés à mourir !

« Ce n'est que de l'argent de Monopoly. Et ce ne sont même plus des billets de Monopoly mais de la monnaie électronique qui se reproduit toute seule ! Regardez, aujourd'hui, tous les paris financiers sont automatisés et portent sur d'autres opérations elles aussi spéculatives.

« Cet argent fictif enfle à vue d'oeil. Il faut détruire cet argent inutile qui emportera avec lui les grandes banques de Wall Street et d'ailleurs. Alors certains diront : « Mais vous allez supprimer l'argent en faisant ça ! » Oui, exactement. Vous avez pigé ! (…) Ensuite, pour remettre à flot les banques qu'il convient de sauver, nous procéderons comme lors du « bank holiday » de Franklin Roosevelt.

« Si l'on procède ainsi, ça marchera. Mais si on ne le fait pas, je ne donne pas cher de notre survie ni de celle du monde, car nous sommes dans la pire crise qu'ait vécu l'humanité dans toute son histoire, ou du moins sur les 7000 dernières années. C'est maintenant, ça se passe cet été : tout le système peut tomber très rapidement. Une réforme Glass-Steagall du système est donc urgente et nécessaire pour les Etats-Unis et l'Europe. Le reste du monde est en relative meilleure forme. Mais le monde transatlantique est au bord du gouffre. Si les règles et les comportements des pays concernés ne changent pas durant l'été, venu leurs économies plongeront une fois l'automne arrivé. »

LaRouche revient sur ses prévisions économiques

« Contrairement à ce que certaines personnes croient, j'ai fait un nombre limité de prévisions économiques. Par contre, je reviens, commente et actualise régulièrement ces prévisions », a-t-il précisé hier, lors de son discours. Sa dernière prévision à été formulée en 1995 lorsqu'il a conçu la première version de sa « triple courbe » après avoir vivement dénoncé la folie des produits financiers dérivés dès 1991, depuis sa cellule de la prison de Rochester. Ce schéma montre pourquoi – par principe – la mondialisation financière ne peut qu'aboutir à un effondrement général du système. Ci-dessus la première version de la triplecourbe telle que publiée en 1995.

Loi de régulation financière : Obama ment !
28 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Au cours de la conférence internet de Lyndon LaRouche samedi dernier à Washington, l'une des assistantes d'un sénateur a jeté un pavé dans la mare en révélant les manœuvres de Wall Street et de la Maison Blanche pour affaiblir la portée de la loi de régulation financière dont se targue tant le Président.

Selon ce témoignage capital, la loi sur la régulation financière qui pourrait être adoptée cette semaine par le Congrès américain, à la suite des compromis négociés la semaine dernière par les deux chambres (Comité de conférence), non seulement ne régule rien, mais autorise les banques à spéculer encore plus !

Le bureau de ce sénateur, qui compte bien soulever les mêmes questions lors du vote sur la loi, accuse tout simplement Barack Obama de mentir et les médias de se livrer à une campagne de désinformation. Voilà qui nous rappelle étrangement le comportement, ici en France, de notre propre Président de la République, qui un jour déclare la guerre au « capitalisme financier » pour ensuite faire passer une loi accroissant considérablement la possibilité de titrisations ; qui, un jour vitupère contre la spéculation, et le lendemain donne consigne au groupe d'experts qui négocie les accords de Bâle 3 de bloquer toute tentative sérieuse de régulation des banques.

Voici la question :

« M. LaRouche, vous connaissez l'effort que nous avons mené depuis le début sur cette question, mais je crois qu'il est très important que les personnes qui écoutent cette conférence internet, sachent exactement ce qui est arrivé dans le Comité de conférence qui a produit cette loi. Parce que ce qui circule actuellement dans la presse est de la désinformation.

« Malgré la fureur de la population américaine contre le renflouement de Wall Street, malgré le fait que notre Président ait répété à plusieurs reprises qu'il opposerait son veto à toute mesure n'incluant pas la régulation des produits dérivés, le fait est que c'est exactement le contraire qui a eu lieu. En fait, je regrette de devoir le dire, mais il semblerait que le Président soit un menteur.

« D'abord, le sénateur Levin a été instrumentalisé pour introduire la soi-disant Règle Volcker [*] dans le but de remplacer un autre amendement qui demandait la réintroduction de la loi Glass-Steagall. Il n'y a aucun doute que le Glass-Steagall est préférable et que la Règle Volcker a des défauts. Mais le président Obama s'est opposé à Glass-Steagall tout en prétendant soutenir la Règle Volcker. La Règle Volcker, telle que le sénateur Levin l'a proposée, en dépit des tous ses défauts, interdisait aux banques d'utiliser l'argent obtenu de l'Etat pour spéculer sur les marchés financiers. Comme tout le monde le sait, le gouvernement fédéral apporte son soutien aux dépôts bancaires et les banques ont accès aux fonds à bon marché de la Réserve Fédérale. Volcker, un ancien président de la Réserve Fédérale, argumenta qu'on ne pouvait permettre aux banques d'utiliser ces subsides pour spéculer ; et apparemment le Président Obama, lui avait apporté son soutien.

« Cependant, le fait est que jeudi après midi, les sénateurs participant au Comité de conférence ont confirmé que leur prétendu compromis consistait à laisser aux banques la possibilité d'investir jusqu'à 3% de leurs capitaux propres dans les hedge funds et autres sociétés de "capital-investissement". Les capitaux propres sont considérés comme le capital le plus sûr des banques, essentiellement composé de capitaux apportés par les actionnaires.

« Ceci était déjà mauvais en soit, mais quelques heures plus tard, le projet a encore été amendé, suite aux pressions exercées à la fois par l'Administration et par Wall Street. Le compromis a changé la métrique du projet de loi en remplaçant "capitaux propres" par ce qu'on appelle le "Tier 1". [**]

« Les banques ont beaucoup plus de capital dit "Tier 1" qu'elles n'ont de capitaux propres. Le fait d'avoir ainsi affaibli l'exigence, permet désormais aux banques d'investir beaucoup plus de leur cash dans les hedge funds et fonds de capital-investissement. Du côté de la Chambre, ce changement a été soutenu avec enthousiasme par Barney Frank [dirigeant de la Commission des services financiers de la Chambre].

« Il s'agit de questions compliquées pour le citoyen lambda et pour les rendre plus claires, je voudrais vous donner quelques exemples de comment tout cela se traduit dans la pratique. Prenons le cas d'abord de JP Morgan Chase.

« JP Morgan Chase déclare des avoirs pour plus de 2100 milliards de dollars. Avec cette nouvelle mouture de la loi, la banque serait autorisée à investir 40% supplémentaire de ses liquidités (…) pour atteindre un total de 4 milliards dans des activités que Volcker voulait soi-disant interdire aux banques.

« Pour ce qui est de Bank of America, la plus grande banque du pays avec plus de 23000 milliards d'actifs supposés, le soi-disant changement apporté par la Règle Volcker qui prétendait restreindre les activités spéculatives, lui permettrait en réalité d'accroitre ses investissements dans les hedge funds et les fonds de capital-investissement de plus de 4,8 milliards de dollars. Ceci représente une augmentation de 80% par rapport à ce qu'elle investit actuellement dans ces instruments. Morgan Stanley pourrait investir 1,4 milliard de plus, ce qui représente une augmentation de 58% ; Goldman Sachs, 1,9 milliard, soit "seulement" 10% de plus.

« Ces changements ont été fortement combattus par différents membres du Comité, mais ils n'ont pas été entendus.

« Sur la question des produits dérivés, un domaine mieux connu du grand public et sur lequel le Président Obama s'est exprimé de façon répété, [la sénatrice] Blanche Lincoln avait fait une proposition qui aurait obligé les plus grandes banques du pays à déménager leurs unités Swaps, chargées de négocier et d'échanger ce type de produit dérivé financier, vers une autre institution ayant ses capitaux propres et faisant partie d'une holding bancaire plus large. Les institutions affectées par cette mesure auraient été obligées de lever des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour protéger leurs opérations de Swaps en cas de défaut sur leurs paris.

« Pour Wall Street, cependant, cette mesure constituait une menace et aurait accru leurs difficultés face à la concurrence étrangère. Ceci n'est pas du tout vrai, les banques américaines les plus importantes contrôlent largement les marchés des Swaps aux Etats-Unis. »

En général, a repris la porte-parole de LaRouche Debra Freeman, si la proposition de Blanche Lincoln avait été adoptée, elle aurait eu pour conséquence qu'en cas de défaut, les contribuables n'auraient pas été obligés de venir sauver les banques, comme ils l'ont fait en 2008. La loi Glass-Steagall serait allé plus loin. Elle aurait traité les produits dérivés déjà existants, ce que la proposition de Blanche Lincoln ne couvrait pas. Mais, toutes comparaisons gardées, la proposition de Blanche Lincoln était importante, et fait inhabituel, trois présidents de branches de la Réserve fédérale lui avaient apporté leur soutien. Malgré cela, vendredi à minuit, le député Collin Peterson a annoncé qu'il croyait qu'un compromis avait été trouvé avec la proposition de Blanche Lincoln.

« Je crois que c'est important que les gens sachent, a repris l'assistante du sénateur, car le peuple américain a vraiment le droit de savoir que durant ces négociations extraordinaires qui ont duré toute la nuit (…) le comité des gouverneurs de la Réserve fédérale, dirigé par Ben Bernanke, en compagnie de Sheila Baer, la présidente de la FDIC (Federal deposit insurance corporation) et du secrétaire au Trésor, Tim Geithner, ont rejoint les plus grosses banques du pays pour passer toute la nuit avec le Comité de conférence.

« Il y avait comme une grosse contradiction : si le président des Etats-Unis avait dit qu'il opposerait son veto à tout projet de loi qui ne régulerait pas les dérivés, pourquoi alors a-t-il envoyé la moitié de la Maison Blanche au Capitole, à Washington, pour s'assurer que les dérivés ne seraient pas régulés ? En fait, bien que les négociations n'aient pas été publiques, désormais la résolution l'est. Plutôt que d'obliger les banques à déménager leurs opérations de swaps, Collin Peterson a annoncé qu'elles seraient autorisées à maintenir ces unités qui gèrent la partie la plus importante des échanges sur les produits dérivés.

« Malgré le fait que 78% de la population soutien le Glass-Steagall et qu'un pourcentage encore plus important de cette population ait exprimé son mécontentement total envers le soutien apporté par le gouvernement aux opérations sur les marchés dérivés, le Comité de conférence n'en a fait qu'à sa tête.

« La question que je veux vous poser est donc très simple. Devant l'irrespect total de la volonté des citoyens ; pire encore, devant les mensonges éhontés du président des Etats-Unis, comment pensez-vous, et je connais votre réponse, que nous devons procéder ? Clairement, on ne peut rien croire de ce que dit Obama et malheureusement la population qui, à moins d'être particulièrement motivée ne va pas au fond des choses, a été amenée à croire que cette mesure qui va être adoptée, régule en fait les dérivés et qu'ils ne seront plus du tout obligés de renflouer les mauvaises dettes des banquiers ! »

Lyndon LaRouche :

« Tant que vous aurez cet homme comme Président, vous ne changerez jamais le cours des choses. C'est un fait ; c'est pour cela qu'il a été fait Président. C'est un pigeon contrôlé par les Britanniques possédant le profile psychologique de l'empereur Néron, comme je l'avais exposé dès avril 2009. (…) Il faut le faire dégager. Nous avons plusieurs moyens pour y parvenir, avec les scandales de Chicago, mais le meilleur angle d'attaque c'est les 2 millions des chômeurs qui vont perdre leurs allocations chômage ces prochaines semaines. C'est un meurtre délibéré. (…)

« Le problème des démocrates, et des républicains, est qu'ils tentent d'adopter des positions qui ne nuiront pas à leur relation avec le Président et la présidence, craignant que cela puisse nuire à leur capacité d'apporter tel ou tel avantage à leur électorat.

« Dans la période qui vient, face à ces deux millions de gens qui seront potentiellement laissés au bord de la route, comme résultat de ce processus législatif, il faudra prendre des mesures fortes et vous allez devoir donner des coups de pieds dans le derrière de nombreux hommes politiques pour amener une solution. Et tout dirigeant démocrate qui ne fait pas cela, devrait être ciblé : "Vous êtes viré, on ne veut plus de vous, jamais !"

« C'est la même chose qui arrive dans la 22e circonscription du Texas où Obama tente de faire éliminer la candidature de Kesha Rogers. Les dirigeants du Parti démocrate ne sont pas toujours de mauvaises personnes. Mais les ordres viennent d'Obama en passant par Chicago et d'autres endroits similaires. Obama tente d'imposer un régime de terreur et nous avons peu de gens, dans des positions de pouvoir, qui soient prêts à lui tenir tête.

« Vous devez comprendre, si vous voulez que notre nation survivre : Obama doit partir ! (…) Ne parlez pas des conditions qui vous permettront de le mettre dehors ; mettez-le dehors, tout simplement. Mais ne le tuez pas ; nous ne voulons pas de cela. Il faut juste l'évacuer. Voilà la vraie question : êtes-vous prêt à faire partir Obama, où voulez-vous qu'on vous colle aussi une moustache ? »

Notes :

[*] Règle Volcker : l'ancien gouverneur de la Federal Réserve, Paul Volcker, proposa que l'on interdise aux banques de spéculer avec l'argent publique des renflouements, mais aussi qu'elles spéculent sur fonds propres.

[**] Il s'agit de capitaux propres, avec en plus des actions du type préférentielles à dividende prioritaire sans droit de vote et des certificats d'investissements. Beaucoup moins fiable que le critère « capitaux propres », Tier 1 permet surtout de gonfler la surface de l'entreprise, avec des capitaux moins fiables, lui permettant ainsi d'emprunter et de spéculer davantage.

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