vendredi 18 juin 2010

Boucherie humaine à la frontière Mali-Niger



---------- Message transféré ----------
De : Yvonne van Driel Krol <yvandrielkrol@gmail.com>
Date : 18 juin 2010 18:40
Objet : [peace-initiative] boucherie humaine à la frontière Mali-Niger
À : Isma <isma.ballo@gmail.com>
Cc : malilink <malilink@malilink.net>, paix au <peace-initiative@malilink.net>


Bonjour

Que la pluie tombe veut aussi dire, pas possible la cuisine. Donc la faim. C'est assez dur.
Mais le message  ci-dessous (lu au Kidal Info) fait vraiment triste. Encore des personnes assassinées au nord!
Et un homme de 85 torturé avant être assassiné...c'est trop. Quelle manque de coeur, conscience!
Que les acteurs sont trouvés très vite et jugé par la Justice.
Et que le président n'ouvre pas encore la porte du prison pour liberer des assassins.
Parce que une société sans justice, c'est une société sans fondement ou ordre.
En douleur, Yvonne
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Boucherie humaine à la frontière Mali - Niger:

Cinq éleveurs IDAKSAHAK tués par des mercenaires Peulh.
Ce triste événement est survenu dans la soirée du mardi 15 au mercredi 16 juin 2010, à KOSSEYE; zone située à 160km au sud de Talataye (cercle d'Ansongo) et à moins de 30km au nord de Tilwa (république du Niger).
Les victimes de cette attaque criminelle sont des pauvres éleveurs de la commune rurale de Talataye, que la sécheresse a malmenée jusqu'à lé frontière du Niger. Avec l'arrivée des premières pluies, ces misérables pasteurs, qui ont perdu la quasi-totalité de leurs bêtes, ont déjà commencé à se replier pour revenir dans la zone d'Indélimane. Mais à la surprise générale, ce mardi soir un groupe de bandits armés Peuls s'attaque à ce campement IDAKSAHAK et tua sur place quatre hommes. Tard dans la nuit, ils reviennent au même campement pour ne trouver qu'un seul vieil homme qu'ils ont fini par tuer après l'avoir torturé.
Jusqu'au mercredi 16 juin 2010 à 12heures, plusieurs hommes de ce campement manquent à l'appel. On ignore s'ils sont vivants ou tués à leur tour.
Selon les personnes jointes sur place, par THURAYA, l'armée nigérienne a envahi la zone depuis le lever du jour et a même procédé à des arrestations et interrogatoires sommaires.
A en croire les mêmes sources, une mission de l'armée malienne en provenance de Ménaka est déjà sur les lieux du drame.
C'est là un coup dur pour la communauté IDAKSAHAK, qui est réputée être l'une des communautés les plus pacifiques au Mali. Cependant, cette communauté, qui a longtemps toléré des actes pareils à ses voisins, ne compte plus se laisser faire. Elle va assurer sa défense par ses propres moyens puisque l'Etat est de plus en plus absent pour sécuriser les personnes et leurs biens. Il va de soi que l'on sache que: "Pousse-pousse s'arrête au mur" et que l'assassinat cruel des pauvres:
• Handa Ag Ahmad Altanine, 85 ans, Fraction Ihanakatane II
• Achah Ag Baye, 50 ans, fraction Kel Azar
• Abidi Ag Adda, 30 ans, fraction Ihanakatane II
• Ahmad Ag Ahmad Ahmad, 30 ans, fraction Ihanakatane II
• Almoustapha Ag Adaikara, 40 ans, fraction Ihanakatane II,
Tous de la commune de Talataye; sera difficilement digéré par leurs frères de sang. Cela dit: "Qui sème le vent récolte la tempête".

16/06/2010
Par AIMA, un ressortissant de Talataye à Bamako.
N.B: Pour plus d'infos, contactez les autorités de la commune de Talataye.

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2010/6/17 Yvonne van Driel Krol <yvandrielkrol@gmail.com>
Bonjour

Merci Isma pour nous informer cette situation triste.

Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. Lu au KI que la PLUIE est tombé au nord:

<<Des pluies importantes ont été enregistrées dans la majeure partie des grandes vallées de l'Adagh à savoir:

- Sur l'axe routier reliant Boughessa à Kidal par Abeibara, les oueds d'Abeibara
(+ses affluents ouest), d'Ouzzeine Wi Kawalnene, Akiomas et Ibdekane à partir de l'embouchure
du même Akomas, Eghacher Sedidene à partir de l'embouchure des Illéoudjene.

- Sur l'axe routier réliant Tessalit à Kidal par Adiel-Hoc, les vallées de Taghlit, Illéoudj (adiel hoc) Ghatay,
une bonne partie d'Anmalène, Tekankent et Ibdeqan.
Quelques maigres pluies au Nord-Ouest de Tessalit jusqu'à la frontière Algérienne.

- Les grandes vallées d'Edjerer (versant sud-est de Kidal) et ses affluents ont enregistrés des très bonnes coulées. Toutes ses vallées connaitront - Inch Allah - des pousses, mais comme tous les éleveurs, nous souhaitons un "bis" salutaire pour les jeunes pousses.

Dans l'ensemble, personne ne va plus au puits. Pour la biomasse, il faut attendre une bonne dizaine de jours. >>

Bientôt l'Iswat, cela veut dire la fête (touarègue).Heureuse pour eux qu'on peut rassembler après qq pluie ...


Néanmoins il faut constater que l'aide nationale et international a été trop tard et trop peu!
Avec une réaction effective et en temps on avait pu sauver bcp de vies du betail et ainsi peuvent évitér bcp de misère pour la population du nord.
La question reste:
Pourquoi avec la connaissance disponible en octobre qu'on peut attendre des grands problèmes pour les éleveurs probablement déjà en février, guère qq chose se bougait avant mai?
Pourquoi les politiques ont-elles fait le choix de faire mourir la plupart du bétail au nord = détruire la source de nourriture et l'économie locale au nord qui a vécu et vit assez de misères?
Ainsi, quel message a-t-on donné au nord?

Bonne suite de journée, Yvonne



2010/6/16 Isma <isma.ballo@gmail.com>
http://www.rfi.fr/afrique/20100616-mali-secheresse-tue-elephants?ns_campaign=nl_AFRIQUE160610&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_linkname=lire-1&ns_fee=0

Au Mali, la sécheresse tue aussi les éléphants

Créé le 2010-06-16 06:56
Par RFI
Mali/Burkina Faso
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En raison de la sécheresse et du manque d'eau, au moins vingt et un
pachydermes sont morts depuis le 25 mai 2010 dans la réserve de
Gourma, située dans une région qui s'étend du nord du Mali au Burkina
Faso. Cette information  a été confirmée le 15 juin par une source
proche du ministère malien de l'Environnement qui écarte toute idée de
braconnage. La réserve de Gourma est réputée être une réserve sûre.

L'agonie des éléphants a duré plusieurs jours. Arrivés devant une mare
dans le nord du Mali, les animaux constatent qu'il y a près de 50 000
bêtes sur place, notamment des bovins. Impossible de plonger leur
trompe dans l'eau. Alors, ils prennent la direction d'une autre mare.
Mais il faut parcourir soixante-dix kilomètres puis quinze autres
kilomètres.

Les pachydermes n'ont quasiment plus de force. Huit d'entre eux
tombent raides morts. Les autres parviennent miraculeusement à gagner
une autre mare. Onze éléphants boivent alors tellement d'eau que
quelques instants après, ils rendent l'âme.

La réserve d'éléphants de Gourma qui s'étend du nord du Mali au
Burkina Faso, compte environ 350 éléphants. Elle est considérée comme
l'une des rares réserves au monde où le braconnage contre ces animaux
n'existe quasiment pas. Biramou Sissoko, chef d'un projet pour la
protection de la réserve, confirme l'absence de braconnage sur ces
terres : « Il n' y a pas de braconnage contre les éléphants dans le
Gourma. Nous avons mis des équipements au niveau des services des eaux
et forêts dans la zone d'intervention... Ils disposent de véhicules,
ils disposent de téléphones satellitaires... ».

Par ailleurs les populations locales ont formé de très nombreuses
brigades de vigilance pour protéger les éléphants.

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http://www.malilink.net
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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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