jeudi 27 mai 2010

Obama met la pression sur Gbagbo

Elections en Cote d'Ivoire: Obama met la pression sur Gbagbo

Barack Obama voudrait des élections présidentielles d'ici à août 2010, soit dans seulement deux mois. Ces élections qui sont censées mettre fin à la crise ivoirienne, ont été successivement reportées depuis 2005.

Une situation qui, selon le confrère la Lettre du Continent, dans son édition du 20 mai 2010, agacerait le président américain, au point qu'il a entrepris de mettre la pression sur Laurent Gbagbo. '' Lui aussi fatigué du '' PSS ''- pays sans élection - de l'Afrique de l'ouest, le président Barack Obama a nommé, le 10 mai, un nouvel ambassadeur à Abidjan, dont la principale mission sera de mettre Laurent Gbagbo sous pression électorale. Ancien numéro deux de Jendayi Frazer (secrétaire d'Etat adjointe chargée des affaires africaines dans l'administration Bush), Phillip Carter III a déjà '' sévi '' sur le continent africain, à Madagascar, au Gabon et en Guinée '', souligne la LC , informant ainsi sur une forte implication du pays de l'Oncle Sam dans la résolution de la crise ivoirienne. '' L'instabilité politique à Abidjan commence à agacer Barack Obama. Sans élection d'ici le mois d'août (2010), Laurent Gbagbo aura certainement droit à un missile diplomatique de la Maison Blanche , du type de ceux envoyés en Guinée et au Niger '', a insisté la Lettre du Continent, qui fait remarquer que '' Paris, qui craint toujours pour ses intérêts multiformes à Abidjan, se réjouit discrètement de la montée au filet de l'Oncle Sam, qui pèse lourd aux Nations Unies et au Fonds monétaire international (Fmi) ''. Les Etats-Unis craindraient surtout une extension du réseau terroriste Al-Qaeda en Afrique de l'Ouest. Le pouvoir américain a de ce fait mobilisé du 03 au 22 mai dernier, une puissance militaire forte de 600 GI au Burkina Faso, dans le cadre de manœuvres militaires baptisées « Flintlock 2010 ». Il s'agit d'un exercice militaire multinational qui a débuté le lundi 3 mai 2010 à Ouagadougou, où est basé le centre de commandement. Cette manœuvre devrait permettre aux forces américaines, européennes et celles des pays sahélo-sahariens de renforcer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme transaharien. Dans ce schéma de lutte contre les réseaux Al Qaeda en Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire apparaît aux yeux de l'administration Obama comme un pays stratégique à cause de son ouverture sur la mer. Aussi voudrait-elle pouvoir contrôler depuis le pays de Laurent Gbagbo, tout le golfe de Guinée pétrolier. Et cela n'est possible que dans une Côte d'Ivoire réunifiée et pacifiée. D'où l'implication du successeur de George Bush dans la résolution de la crise ivoirienne. Ce projet américain pour l'Afrique de l'ouest s'étend à la Guinée , nous apprend la LC. '' La Guinée est aussi sous surveillance du Pentagone. D'après nos sources, le général-président par intérim, Sekouba Konaté, a été invité à un long séjour aux Etats-Unis dès qu'il pourra assurer la transition démocratique. Début mai, c'est le général Anthony Holmes, commandant adjoint d'Africom (United States African Command), qui a séjourné à Conakry pour lancer un vaste plan de restructuration et de réforme des forces armées guinéennes ''. Comme on peut le voir, le pays le plus puissant du monde a le regard désormais tourné vers l'Afrique de l'ouest.

Source: La lettre du Continent

  



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