samedi 1 mai 2010

Le futur président viendra de nous et fera comme nous.



Le futur président viendra de nous et fera comme nous. La nature n'aime pas trop les miracles.

Issu d'une famille polygame où il a été inconsciemment programmé à la résignation parce que la pauvre mère était la malheureuse 4ème épouse ou la mal aimée de son bourreau de père, ou pire, le fruit des forfaits nocturnes de ce dernier hors de la famille et ainsi exclu de tout dans la famille (héritage, considération et amour des siens). Etant devenu président, il ne fournira pas suffisamment d'efforts pour défendre les intérêts de son pays et donnera l'image d'un pays résigné et perdant. Nos grands parents avaient le tact et l'intégrité morale nécessaire pour vivre en bonne intelligence avec de nombreuses épouses (et maitresses) sans laisser transparaitre la différence et l'injustice dans la famille, ce qui donnait tout son sens et sa valeur à la polygamie.

De son éducation religieuse qu'il a assimilée mécaniquement comme un perroquet sans en comprendre le sens véritable, où on l'apprit que l'univers était créé par Dieu, que se poser de questions sur le créateur de ce Dieu était le plus grand péché qu'il pouvait commettre. Sa curiosité non sollicitée et inconsciemment limité, devenu président, il sera allergique à toute critique et ne tolérera jamais la contradiction. Il dirigera le pays avec l'idée qu'il ne pouvait pas changer le monde. Or, au stade de notre sous-développement par rapport au reste du monde, nous avons besoin de quelqu'un qui puisse changer le Mali, et à travers lui, le monde. Ou du moins qui le croit.

L'enseignant qui a pour pratiques malsaines, la vente des sujets d'examen aux élèves et étudiants, devenu malencontreusement président par de malheureux concours de circonstances, ne fera rien pour relever le niveau de l'école dans son pays et laissera perpétuer ces pratiques malsaines contribuant ainsi à faire assassiner l'école et donc son pays.

Le fonctionnaire des douanes complice des trafiquants de drogue, des trafiquants d'armes ou d'huile frelatée, empochant la quasi-totalité des recettes douanières sans aucun compte à rendre à la société, devenu président, fera du pays une plaque tournante de la drogue, des armes ou tout autre trafic inimaginable.

Le fonctionnaire de police qui passe son temps à arnaquer les honnêtes citoyens, devenu président, fera du transport et de la circulation des personnes un enfer.

Le maire ou débuté qui croit dur comme fer que son élection était due aux nombreux sacrifices dont ceux humains qu'il a faits sous les conseils de son féticheur ou marabout, devenu président, sacrifiera le pays entier pour ses intérêts propres.

Le magistrat qui rend consciemment l'injustice en lieu et place de la justice, a sa place dans une prison civile et non dans un palais présidentiel.

Dans nos pauvres mentalités autoprogrammées à l'impunité absolue, lorsqu'il est question que ces différents criminels rendent compte à la société, on cri à la chasse aux sorcières. Ces criminels deviennent automatiquement des victimes ou sorcières lorsqu'il s'agit de payer pour leurs crimes.

Aussi, à mon humble avis, je pense qu'il faut donner la chance à ceux-là qui ont vécu d'autres réalités sous d'autres cieux et qui ont d'autres visions que nous, de briguer la magistrature suprême. Qu'ils aient l'unique ou la double nationalité, ils ont contribué, chacun de sa manière et selon ses possibilités, au développement de ce pays. Nous leur avons très souvent sollicité pour donner leur avis, leur contribution sur les questions d'intérêt national sans trop nous soucier de cette double nationalité.

En tout état de cause, ils ne sont pas moins éligibles, que ceux, restés au pays, ont vidé les caisses de l'état vers les coffres forts suisses et ce dans l'impunité la plus totale.

Kamano

 
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Savoir, c'est porter la responsabilité d'agir, et agir c'est s'engager dans la voie de la reforme de la société. L'engagement est une responsabilité sociale de l'intellectuel

De: konimba Adama Dembélé <youcouba2006@yahoo.fr>
Objet: [KenedougouForum] Quel président pour le Mali en 2012 ? Quelques pistes de réflexion
À: "Nanzanga DISSA" <ccsik99@yahoo.fr>
Cc: KenedougouForum@yahoogroupes.fr
Date: Mercredi 28 avril 2010, 19h22

 


Konimba Dembélé
EMICOM Rue N.Mandela Porte 23
Tel: 20 21 37 32/ Fax: 20 21 09 24

--- En date de : Mer 28.4.10, Bamba, Ousmane <o.bamba@unesco. org> a écrit :

De: Bamba, Ousmane <o.bamba@unesco. org>
Objet: [ComPol_Adema] Quel président pour le Mali en 2012 ? Quelques pistes de réflexion
À: compol_adema@ yahoogroupes. fr
Date: Mercredi 28 avril 2010, 19h01

 

Amadou Toumani Touré, le Chef de l'Etat du Mali termine son second et dernier mandat en 2012. Ne pouvant plus se représenter (la Constitution actuelle, même révisée, limite à deux, le mandat du président de la République), il va passer la main. Aussi a-t-il  lui-même dit qu'il est pressé de partir. Sa succession étant ainsi ouverte, la question suivante se pose : quel président pour le Mali en 2012 ?

 

LES ENJEUX D'UNE SUCCESSION

Contrairement aux élections présidentielles de 2002 et de 2007 où le jeu politique a plaidé naturellement en faveur du président ATT qui se trouve maintenant aux dernières années de son pouvoir, celle de 2012 va fausser tous les pronostics tant l'enjeu est de taille.

        

En effet, il sera question d'élire le premier président du Mali de l'après célébration du cinquantenaire. Car celui qui sera élu aura l'insigne honneur d'entamer le second virage qui conduira notre République vers son centenaire.

        

Par ailleurs, il s'agira également de choisir celui qui sera appelé à diriger le Mali après les dix années de pouvoir d'un "indépendant". On le sait, ATT est parvenu à se faire élire à la tête du Mali sans appartenance politique, même s'il a bénéficié du soutien électoral de certaines formations politiques tant en 2002 qu'en 2007. Son cas qui suscite commentaire et appréciation de la part des analystes est cité en exemple en Afrique et ailleurs.

        

Maintenant qu'il a gagné le pari de se présenter à la présidentielle sans parti, il va se retirer. Au fur et à mesure que l'on s'approche de 2012, année de son départ, des questions reviennent de plus en plus dans les débats. Le successeur de ATT sera-t-il un indépendant comme lui, c'est-à-dire quelqu'un sans odeur politique ? Si oui, sera-t-il un homme en tenue issu des forces Armées et de sécurité, ou un homme issu de la société civile ? Dans le cas contraire, assistera-t- on au retour des politiques après une décennie d'interruption, ne serait-ce que pour le respect du fait partisan dans un pays qui a opté pour le multipartisme intégral ?

        

S'il est urgent d'attendre pour avoir la réponse à ces interrogations, il faut tout de même ajouter  que le futur président de la République bénéficiera d'un contexte juridico-institutio nnel nouveau. En effet, le président ATT a entamé une reforme politique qui consistera à réviser la constitution en vigueur et les autres textes fondamentaux de la République. Un référendum constitutionnel est même annoncé pour fin 2010.

        

Au cas où le référendum aboutirait, il  enterrerait définitivement la 3ème République. Et le successeur de ATT ouvrira ainsi le bal d'une autre ère, avec une Constitution révisée qui prévoit la création de nouvelles institutions. Ce qui va forcément changer l'ordonnancement institutionnel au Mali. Peut-on alors dire que la 4ème République est en gestation ?

        

 Quoi qu'il en soit, on pourrait même assister à l'abandon du régime parlementaire au profit de celui présidentiel. Sans oublier que l'après découpage administratif annoncé par ATT pourrait être un autre enjeu important de la succession.

 

LE PORTRAIT ROBOT DU SUCCESSEUR

ATT va se retirer pour laisser venir le 5ème président de la République du Mali. En effet, 4 hommes se sont succédé jusqu'ici à la tête du Mali depuis 1960, date de son indépendance. Il ya deux civils : Modibo Kéita et Alpha Oumar Konaré (AOK) et deux militaires : le Général Moussa Traoré et le Général Amadou Toumani Touré(ATT). Parmi eux encore, deux ont des noms composés dont un militaire (ATT) et un civil (AOK). Mieux, tous les quatre ont un trait commun, c'est celui d'être enseignant de formation ou l'avoir exercé.

        

S'agissant de la 3ème République proprement dite, ses deux présidents ont chacun, un passé, un parcours et sont  connus du monde paysan. Ces trois critères leur ont certainement permis de bénéficier de la confiance des maliens. Si l'on prend Konaré, il fut ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Culture sous Moussa Traoré. Chacun se souvient de sa démission fracassante de ce poste en 1978.

        

 Pendant les événements de 1991, tout le monde se souvient  également de ses écrits, notamment ses édito sur l'UDPM et son patron dans le journal "Les Echos" édité par la coopérative culturelle "Jamana" . Ses engagements à travers la mutuelle des enseignants ont beaucoup fait bouger les choses à l'école pour que Moussa Traoré tombe.

        

 Alpha est un homme capable d'intégrer et de s'adapter à n'importe quel milieu social. En effet, lors des campagnes présidentielles de 1992 et de 1997, il entrait dans les vestibules pour s'asseoir sur la peau de bœufs aux côtés des vieux et mangeait dans la même tasse que les villageois.

        

Quand à ATT, Officier de la Garde présidentielle, il fait partie des artisans du coup d'Etat du 26 mars 1991 contre le Général Moussa Traoré. Après avoir conduit la Transition démocratique, il organisa les élections pour remettre le pouvoir aux civils et se retira volontairement. Tous les maliens se souviennent du Lieutenant-colonel d'alors qui dirigea les débats de la conférence nationale ayant adopté les textes fondamentaux de la République. Toutes les couches socio-professionnel les du Mali (paysans, fonctionnaires, hommes d'affaires, élèves et étudiants, hommes en uniforme...) avaient participé à cette conférence nationale, l'une des plus réussies en Afrique.

        

Après son retrait volontaire du pouvoir, il fut Médiateur dans plusieurs conflits en Afrique. Par ailleurs, le monde rural le connaît à travers la lutte contre le Ver de Guinée qui fut l'une de ses activités pendant les dix ans de Konaré. ATT a mis cette lutte à profit pour construire beaucoup de centres de santé, de mosquées, d'écoles, entre autres.Même dans le village le plus reculé du Mali, on connaissait son nom.

 

D'AUTRES QUALITES REQUISES

En plus, le successeur de l'actuel Chef de l'Etat doit être un homme de rigueur qui va restaurer l'autorité de l'Etat. Il doit être capable de remettre les maliens au travail afin de poursuivre les grands chantiers ouverts, tout en gardant à l'esprit que l'Etat est une continuité. La quête de l'autosuffisance alimentaire doit être l'une de ses priorités, pour qu'on oublie les pertes au Trésor public à cause des exo. accordées chaque année pour l'importation des denrées de première nécessité. Car on a tendance à y voir une mafia qui ne dit pas son noms entre des fonctionnaires et certains opérateurs économiques au détriment de l'Etat et des consommateurs. Sans oublier aussi la bataille pour le panier de la ménagère.

        

C'est dire qu'en exploitant les échecs du régime sortant (dont l'école, l'insécurité sur toutes ses formes, la baisse du pouvoir d'achat), le prochain président ne doit pas être quelqu'un qui ignore la situation sociopolitique et économique du pays. Il doit connaître les hommes. Sans être revanchard, il sera sollicité  pour accentuer la lutte contre la corruption et la délinquance financière en cours.

        

Or le grand mérite du régime de ATT, c'est d'avoir constitué les archives dans ce domaine, avec les différents rapports de contrôle et de vérification qui existent. Il suffira donc d'avoir le courage politique de les transmettre tout simplement à la justice qui fera son travail. Et personne ne doit parler de chasse aux sorcières ou de règlements de comptes.

        

Il ne serait pas nécessaire que le futur locataire de Koulouba cultive le régionalisme ou l'éthnicisme. Bref, il lui faut être un homme au-dessus de la mêlée qui veillera au respect de la forme républicaine de l'Etat, son jeu favori ne doit pas être la gestion clanique des affaires. En outre, il doit être capable de guérir notre diplomatie.. .

 

Oumar SIDIBE

Source : Nouvel Horizon, 27/04/2010

 


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