lundi 21 décembre 2009

Tout le monde le sait et se tait.

EDITO : Mafia républicaine et camarilla démocratique. Tout le monde le sait et se tait…

Le règne des généraux, les années se suivent et se ressemblent. Honteusement et dangereusement… Déception, désespoir, pauvreté, injustice, affairisme et clientélisme, magouille et trafic d'influence, vol et corruption, mensonges et trahisons, crapulerie et déloyauté, incompétence et impunité, déliquescence de l'autorité de l'Etat et effritement des valeurs morales… 

 

Mais cela, tout le monde le sait et se tait. Sauf, bien sûr, des « égoïstes » et des « aigris », des « éternels insatisfaits » et des « marginaux » qui ont tous en commun non pas le droit à la libre expression de leur opinion et de leur choix, la liberté à la différence comme le prônent la démocratie et la Constitution, mais le crime d'être « contre ATT ».

Du lot de ces « égoïstes » et de ces « aigris », de ces « éternels insatisfaits » et de ces « marginaux », nous sommes. Nous y sommes la tête haute, avec fierté et dignité. Oui, à Info-Matin, nous sommes du lot de ces déçus et dépités ; de ceux qui ont espéré, dans le retour du Général aux affaires, non affairisme et magouilles, non trafic d'influence et corruption, non mafia républicaine et camarilla démocratique, mais la fin d'une certaine époque, d'une certaine perception de la chose publique, d'un certain  mode de gestion, d'une certaine image de la république. Oui nous sommes et nous serons toujours de cette frange patriotique et démocratique qui crie et criera sa colère parce qu'elle estime avoir été dupée sur la marchandise.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Après la délirante affaire de ATT-cratie en 2006 au terme de laquelle le Sphinx garde toujours ses ailles, l'infamante affaire de la Maîtresse du Président en 2007 qui a vu la liberté et la justice assommées sous les bottes des Généraux et de leurs complices, celle cocasse de « bè bi ba bolo » en 2008 avec la surveillance téléphonique et la traque KGBienne sans succès de l'impertinent, la république a droit cette année à l'Affaire du Code de la famille que même le « repli stratégique » du Général ne parvient pas encore à décoder.

Comme sur un manège, la république tourne autour des bourdes et des gaffes, des scandales et des affaires aussi louches et révoltantes (les unes que les autres) avec comme dénominateur commun : l'amateurisme, l'incompétence, la mauvaise gestion, la spéculation et le racket, le crime et l'impunité...

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

L'impunité est permissive et la mal gouvernance est corrosive des vertus républicaines. Dans quelle Mali sommes-nous aujourd'hui  et quel Mali avons-nous ? Un peu de vérité ne fera sûrement pas de mal à ce « Mali qui bouge » dans tous les sens sans savoir où aller, à ce « Mali qui gagne » sur le terrain de l'insécurité et du trafic de drogue, de la perversité morale et de la gangrène économique et sociale. Est-ce exagérer de dire que depuis un certain temps, la république, sous la houlette des Généraux, se patrimonialise, que la démocratie se caporalise, que le pluralisme se filialise, que la liberté est confisquée… que l'Etat se privatise, que le régime se corrompt ; alors que le peuple vautre dans l'angoisse, la peur, l'insécurité, le désespoir, la désespérance et la famine.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

On peut aimer ATT, mais le devoir de chaque Malien est d'abord de chérir et d'être loyal avec son pays. Que ceux qui ont trouvé en ATT un nouveau Dieu et une nouvelle patrie acceptent (au nom de la démocratie) de nous permettre de déchanter face au quotidien grisant et à l'absence de perspectives crédibles.

Effets boomerang d'absence de projets ambitieux porteurs d'espoirs et capables d'impulser le renouveau et le changement promis par l'Homme du 26 Mars ou simple rançon de la médiocrité et de l'incompétence de ceux qui aujourd'hui détiennent les commandes de notre pays ?

A Info-Matin, hier comme aujourd'hui, notre religion est faite. Jusqu'à preuve du contraire. Si peu de choses opposent le régime aux Maliens, beaucoup de choses les séparent. En effet, comme nous l'avons écrit, dans ces même colonnes, tant que le président de tous les Maliens fera fi, dans le choix des hommes et des femmes qui l'entourent, des critères de compétence, de probité et de désintérêt pour le service exclusif du Mali, et s'entourera d'une clique de médiocres et d'une meute de prédateurs sans foi ni loi, bien décidés à dépecer le pays et à exhiber au monde entier leurs nombrils et leur certificat d'impunité (parce qu'ils sont avec ATT), le renouveau, le progrès social et économique, l'espoir ne seront point au rendez-vous. Et pour les couches les plus fragiles, ce sera dur, encore dur et toujours dur ; comme le dit ATT lui-même, durs seront désormais notre chemin et notre existence

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Et pour cause, malgré les mielleux discours officiels, la triste et dangereuse réalité de notre pays, au-delà de cette misère et de cette pauvreté affligeantes et honteuses qui s'accroissent parallèlement à la gabegie, à la dilapidation et au pillage systématique et systémique des ressources de l'Etat, à l'enrichissement prompt et arrogant des plus médiocres, tant dans la sphère publique que privée, et au culte outrancier porté à l'argent sale et aux gains illégitimes, c'est la faiblesse de l'Etat, son impuissance et son manque d'autorité face à l'essor de l'insécurité et crime organisé à travers les réseaux terroristes et leurs ramifications narcotrafiquantes qui inquiètent et qui devraient interpeller.

A Info-Matin, nous n'avions cesse de tirer la sonnette d'alarme sur la déconfiture de l'Etat et la déliquescence de la morale publique et privée, sur les flots d'espoirs déçus, de désillusions, de pauvreté et de chômage sur lesquels le régime du président ATT a pris le risque de surfer pour se bâtir un second mandat. Mais n'est-il pas temps d'appeler à un sursaut national face au péril de l'insécurité qui s'incruste et au trafic de drogue qui gagne du terrain ? Car, nous sommes sûrement un pays pauvre, mais un pays d'honneur et de dignité. Le Mali n'est pas un pays de bandits ni de trafiquants de drogue ; il ne l'est pas ; il ne le sera pas ; en tout cas, il ne devrait pas l'être.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

 

La colère est fille d'impatience et de sentiment d'injustice. Or, il faut avoir " sa part " aujourd'hui pour ne pas voir et dire que face aux attentes légitimes de couches sociales, notamment de la jeunesse, aux brimades et injustices subies par les populations, le malaise est perceptible et potentiellement " crisogène ". Pour qui suit les séances de l'Espace d'interpellation démocratique et celle de la divertissante Assemblée nationale, on peut dire : la Cour est suffisamment informée.

Bien sûr, ne lisez pas le Quotidien des sans voix, c'est votre droit. Après tout, nous sommes encore dans un pays libre. Info-Matin n'est qu'une sentinelle ; la balle reste bien sûr dans le camp de ceux qui décident….du président ATT, de la chorale du PDES et de la philharmonique du « Mali qui gagne ».

En tant que journalistes, notre rôle est d'informer et de donner objectivement notre point de vue sur les affaires de la cité. Mais, que voulez-vous, face au chœur zélateur et courtisan, « Myèto ka kuma te mina sôgô bôso yôrô la » (un gourmand n'est jamais écouté à table) ? Si on prenait le temps de se dire : O, mon Dieu, préserve-moi de mes amis, je m'occupes de mes ennemis, et d'écouter un peu les « CONTRE ATT » d'Info-Matin, de temps à autre, on se serait épargné bien de déboires, comme la généralissime reculade sur le Code de la Famille.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Mais dans le Mali des Généraux, au-delà d'Info-Matin, la règle est connue. Elle s'appelle absence d'écoute, de dialogue social et de débats démocratiques qui nourrissent toutes les frustrations et amplifient toutes les angoisses. Parce que sous le soleil des Généraux, tout le monde sait et se dit : on n'opine pas impunément, la vision présidentielle étant gravée dans le marbre. Alors, la démagogie et le mensonge sont devenus la première religion à laquelle tous ceux qui aspirent à une carrière, à une impunité et à une tranquillité se sont convertis. Qui est fou de qui ? Chantez, Monsieur le Ministre ; chantez, et continuez à chanter que « le Nord du Mali est plus sûr que certaines banlieues de Paris »…la communauté internationale et les partenaires au développement vont vous croire et vous prendre au sérieux en vous envoyant des charters pleins de touristes pour vos festivals.

Dans le Mali d'ATT, tout le monde le sait et se tait, le courage politique est la dernière des choses la plus partagée. La république est abonnée à la lâcheté, à la duplicité et à la démagogie politiciennes...Et dans une litanie griottique invariable, on célèbre le culte démagogique du Roi-Dieu : ATT, le visionnaire ; ATT, le clairvoyant ; ATT, l'homme du dialogue ; ATT, l'artisan de la paix ; ATT, le bâtisseur ; ATT, l'ami des enfants ; ATT, le bienfaiteur des pauvres ; ATT, le libérateur des otages…

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Le Mali bouge, le PDES marche, il galope même. Mais comme le dit l'autre, c'est peut-être vrai. Mais tout le peuple vivote, s'il n'est pas à l'agonie sous le soleil des Généraux et de leurs complices. Où est le progrès social ? En tout cas, la croissance économique n'est pas au rendez-vous et la mauvaise gestion et la corruption éradiquent toute velléité de propagande outrancière. Peine perdue pour les thuriféraires du régime, comme le dirait l'autre : tout est clair, tout est découvert, tout le monde sait désormais là où le bât blesse, là où se trouvent la faillite et la honte.

Le discours officiel, ici ou ailleurs, ne trompe plus personne. Le Mali d'ATT qui est et reste l'un des pays les plus pauvres et les plus corrompus de la planète terre qui se dit démocratique et de bonne gouvernance, on bouffe annuellement plus de 100 milliards (rapports de vérification et de contrôle) sans que cela ne suscite émotion outre mesure au-delà des canards qui en ont font leurs choux gras quelques temps (shè ma wuli ka bô a fan kan : pas une mouche n'a été incommodée), encore moins le moindre ressaisissement ni la moindre retenue. Et voilà notre généralissime Premier ministre, depuis peu El Hadj costume-cravate, qui nous divertit dans des généraux états sur la corruption.

A quoi riment les incantations autour du PDES et du renouveau de l'action publique, cette diarrhée verbale autour de la lutte contre la corruption ? On peut légitimement se demander si le régime a du respect pour les Maliens. Et pour cause : c'est au Mali, en effet, rien qu'au Mali, que les crapules et les criminels à col blanc, ces sangsues suceurs de sang de notre peuple, sont, s'ils ne sont récompensés pour ces forfaits, grassement et soigneusement épargnés, soustraits à toutes poursuites et autorisés à narguer le peuple.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

A qui servent ces fréquentes leucorrhées autour de l'Ecole si l'Etat malien fuit ses responsabilités, ne veut ni voir, ni entendre parler de la précarisation et de la clochardisation de ses enseignants, de la décrépitude de son système éducatif, de la détresse et du désarroi des parents d'élève, lesquels voient l'avenir de leurs enfants mis à l'encan des réformes boiteuses et des fuites de responsabilités ?

 

Cela, tout le monde le sait, et se tait…

    

Quand dans un pays, qui se veut et se dit un modèle démocratique, le président de la république est élu au détour de la plus grosse magouille électorale de l'histoire du pays (déclaration du président sortant de la Cour constitutionnelle); que dans une communion digne d'une loge maçonnique et mafieuse, la quasi-majorité des formations politiques se mettent à la queue leu leu comme des canetons, dirait l'autre, pour faire allégeance au Roi plébiscité au point d'oublier de rappeler par loyauté le gouvernement à ses responsabilités ; que toute opposition et toute opinion, qui ne batifolent pas le régime dans le sens du poil, sont perçues et combattues comme des crimes de lèse-majesté ; que pour le " Mali qui gagne ", on procède par l'exclusive en tressant des lauriers à des médiocres et en crucifiant la probité et la compétence ; on est en droit de s'inquiéter, de désespérer, de pleurer même à chaudes larmes et de marmonner comme l'autre  : « Oh, Mali, Mère patrie, pays d'honneur et de dignité, terre de patriotes éprouvés et  de " danbe ", entre leurs mains, qu'est-ce que tu es devenu ? »

Parce que, au risque de répéter (mieux le vaut), le vol et la magouille ne sont plus un péché de nos jours, la corruption étant devenue le sésame national. Parce que, désormais, plus personne ne passe par les armes pour avoir détourné les deniers publics. Adieu la peine de mort ! Vive l'impunité à vie !

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Le Mali bouge, le PDES marche, il galope même, l'argent de la Sotelma est inscrit dans la loi de finance 2010 qui ne limite pas au seul le budget d'Etat, le Nord du Mali est plus sûr que certaines banlieues de Paris… S'il vous plaît, Messieurs, arrêtez de prendre les enfants du bon Dieu comme des canards sauvages.

Il n'a jamais été question de lutter contre la pauvreté ou d'endiguer la corruption. Ce dont il s'agit, c'est de permettre au clan de manger et d'assurer ses arrières. A chacun son tour autour de la cagnotte pour saigner le trésor public et le cycle continue… Malheureusement !

Il n'a jamais été question de bien gérer, sinon comment faire des prévisions budgétaires (si le concept existe) dans un contexte de déficit budgétaire et de tension de trésorerie ? Mais 2010, c'est déjà demain ; pourvu que les Maliens, comme on se méprend, continuent à avoir la mémoire courte et n'aient d'yeux que pour le troisième acte de la triste comédie républicaine.

Il n'a jamais été question de lutte contre l'insécurité, le grand banditisme et le terrorisme, mais simplement de jongler pour gagner du temps, de pactiser et de trinquer avec les bandits et les hors-la-loi pour éviter les terroristes qui ont élu domicile au Nord de la Maison Mali.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

La situation du Mali, malheureusement, ne réjouit personne. Mais elle découle, comme nous l'avions écrit dans ces mêmes colonnes, de la liquidation de l'approche régalienne et purement militaire au profit des marchandages et bavardages politiciens par un régime dirigé par des Généraux, qui a choisi de pactiser avec des bandits armés et de parlementer avec des preneurs d'otages et de soldats.

Comment voulez-vous que s'apaise le Nord-Mali si toutes les hordes de bandits armés et autres hors-la-loi savent qu'il suffit d'une salve de mitraillette pour que « le Pouvoir de Bamako » se mette à table ? Comment voulez-vous que le Nord-Mali soit sûr, plus sûr que certaines banlieues de Paris, si les cargos bourrés de cocaïne peuvent atterrir, décharger leurs cargaisons et décoller sans coup férir ?

Comment voulez-vous lutter contre la pauvreté, que l'inflation et la hausse des prix (pour les ménages pauvres) soient maîtrisées si les exos donnés chaque année à tour de bras deviennent des affaires d'Etat, pardon un juteux filon qui nourrit commerçants corrompus et politiciens véreux ; tandis que les consommateurs, eux, n'en ressentent aucun effet ?

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

Voila le tableau. Voila la réalité poignante, saisissante et blessante. On peut l'accepter ou l'occulter. Nul patriote, nul démocrate ne peut aujourd'hui se réjouir du spectacle de ce Mali de mendicité affligeante, de médiocrité révoltante, de désespérance coupable et de désillusion déplorable.

Que faut-il entreprendre pour inverser la dangereuse tendance à la putréfaction de la démocratie et à la désagrégation de la république ? La solution est loin d'être journalistique ; mais, à notre humble et modeste avis, rien d'altruiste, de novateur et de progressiste pour ce Mali que nous aimons tous tant ne peut provenir de ces filous et prédateurs qui ont pompé le sang de notre peuple et de cette caste politique, administrative et militaire actuelle qui a largement franchi le seuil de toute incompétence.

Cela, tout le monde le sait et se tait… ATT ne doit pas l'ignorer.

 

Cela, tout le monde le sait et se tait…

En 50 ans d'indépendance et 18 ans de « démocratie », ils ont réussi la prouesse de corrompre déjà une bonne partie du corps social (chefs traditionnels, leaders d'opinion, leaders religieux, leaders politiques ou simples troubadours) et de faire main basse sur les principaux leviers économiques du pays !

Hier comme aujourd'hui, ils ne jurent que par et pour « leurs parts » et «postes » : le grand domaine foncier ou la belle maison, les grosses cylindrées, les joujoux high-tech derniers cris (Iphone, Ipod, HI-FI, home cinéma, TV écrans plats, etc.), retraites à la plage…! Pour tout ça, ils soutiennent aujourd'hui ATT et ne respirent que par lui ; mais pour tout ça, demain, ils jurent sur le Coran ou la Bible de ne l'avoir jamais rencontré.

Dans ce Mali de luxe et de luxure, peu importe l'honneur et la dignité : il faut y être pour avoir sa part et paraître.

Gare à ceux, comme vous et nous à Info-Matin, qui choisissent de tourner le dos et de dénoncer par conviction « tout ça » et de se risquer à quelques vérités qui dérangent et outrent les divinités du jour… Vous devenez l'ennemi d'ATT et du Mali.

A Info-Matin, nous ne sommes ennemis de personne et personne n'est notre ennemi. Info-Matin ne vous trahira jamais. Il est et reste la voix qui dira toujours NON, sans haine ni peur.

Les seuls ennemis en commun que nous ayons tous les Maliens (du bon côté comme du mauvais côté), ce sont : le sous-développement, la corruption, l'injustice, le mensonge, la trahison. Et nous partageons avec chaque Malien le vœu ardent, tel que l'ont prophétisé les Pères fondateurs sous la plume de Seydou Badian : «Les champs fleurissent d'espérance et les cœurs vibrent de confiance ».

Tel est notre souhait, Fidèles lecteurs du Quotidien des sans voix, pour notre pays, pour chacun et chacune d'entre vous.

Rendez-vous le 10 janvier 2010, In Ch'Allah.

Joyeux Noël, bonne et heureuse année à vous toutes et à vous tous.

Par Sambi TOURE



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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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