dimanche 27 décembre 2009

Discours d'ouverture du 3ème congrès du PARENA.

                                DISCOURS D'OUVERTURE DU 3è CONGRES                    

                     (Centre international de conférences de Bamako)

                             Bamako, le 26 décembre 2009

                            ----------------------+++-----------------------------

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique,

Chers Invités,

Camarades congressistes,

Mesdames et Messieurs,

Mes  chers  camarades,

En solidarité avec nos sœurs  violées, avec nos frères sauvagement  mutilés au Stade…,  à côté…, dans l'autre « poumon de notre corps »….,

A la mémoire de nos morts du 28 septembre, je vous demande d'observer une minute de silence et de recueillement…

Je vous remercie ! ….

Qu'Allah accueille les victimes innocentes du Stade dans son paradis ! Amen !

Ils étaient sortis massivement pour dire leur désir de liberté et de démocratie…

Ils s'étaient rendus massivement au Stade parce qu'ils souhaitaient une autre Guinée…. 

Ils ont été encerclés,  battus, trucidés, et froidement assassinés…, des dizaines de jeunes filles et de femmes  humiliées….

Chers Invités,

En vous remerciant de votre présence, je voudrais vous dire combien mes amis et moi sommes sensibles à cette nouvelle marque de fraternité et d'amitié que vous nous témoignez….

Soyez assurés que nous la garderons présente à la mémoire !

Mesdames et Messieurs,

Chers camarades,

L'année qui s'achève dans quelques jours aura été une année particulièrement difficile pour les peuples de notre sous-région.

L'instabilité politique a gagné du terrain dans notre voisinage immédiat.

Des crimes assimilables à des crimes contre l'humanité ont été perpétrés tout près de nous, chez nous,  en Guinée.

La constitution et l'Etat de droit ont été malmenés tout près de nous, chez nous, au Niger.

Sur les marges méridionales du Sahara, au sahel,  des seigneurs d'un type nouveau défient  nos Etats, violent nos frontières, enlèvent  nos  invités et se livrent à un business dévastateur pour nous comme pour la jeunesse du Nord.

A l'orée de 2010, j'implore nos chefs religieux, nos pères et nos mères dans les campagnes comme dans les villes, je les implore pour qu'ils prient  afin que les nuages qui s'accumulent si  près de nous épargnent le Mali….

La stabilité est un bien précieux. Sans elle, la démocratie et le développement resteront des vœux pieux.

Les acteurs politiques, la société civile, la société économique, les syndicats, les sages, les leaders  traditionnels, toutes les composantes de la nation devront  tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité de notre pays.

Les deux années qui nous séparent des élections générales de 2012 devront rester des années de paix, de quiétude et de stabilité !  

Chers invités,

Mesdames et Messieurs,

Dans quelques jours, le Mali et plusieurs pays africains entreront dans l'année du cinquantenaire de nos indépendances. 2010 sera certes une année de célébration; mais elle devra  être aussi une année de réflexion sur notre parcours, une année de communion, mais aussi une année de bilan et de jauge des espérances suscitées, des attentes nées à la fin de la domination coloniale!

Elle sera également une année d'hommage aux pères fondateurs  du Mali indépendant !

Les enfants de l'Indépendance que nous sommes auront à cœur de rendre hommage aux pionniers qui, par les sacrifices consentis, par les combats menés ont permis que le Mali renaisse le 22 septembre 1960.  

En dépit des divergences surgies entre eux au cours de la lutte pour l'émancipation nationale, nous avons le devoir d'unir dans un même hommage les Présidents Mamadou Konaté, Modibo Kéïta, les honorables Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko pour la part prise par chacun dans le combat pour la dignité nationale du peuple malien !

 

Camarades congressistes,

Notre pays et notre peuple restent confrontés à un certain nombre d'urgences qui resteront des tendances fortes pendant les prochaines années.  Ces urgences seront autant de défis que tous ensemble nous nous devons de relever.

Il s'agit :

-  du renforcement de l'unité et de la cohésion nationales,

-  de la lutte contre les menaces nouvelles transnationales,

-  de la souveraineté et la sécurité alimentaires pour notre peuple,

-  du développement des ressources humaines adaptées aux exigences de notre temps,

-  d'une gouvernance moderne en vue d'un pays prévisible,

L'atteinte de ces objectifs commande la mobilisation de tous !

 

Mes chers camarades,

Mes chers amis du PARENA,

Nous nous devons d'œuvrer afin 2010 soit l'année de la refondation, de la reconstruction politique. L'année où ceux qui se ressemblent s'assembleront !

La démocratie malienne et notre pays ont un besoin urgent de cette reconstruction des forces politiques démocratiques de gauche pour remobiliser le pays en vue des combats à venir.

 

Chers amis,

Plusieurs de nos proches, de nos camarades, de nos amis qui étaient dans cette salle lors de notre 2è congrès ordinaire ou même du congrès extraordinaire ne sont pas aujourd'hui avec nous  par la volonté d'Allah, le Tout Puissant, le Miséricordieux qui les a rappelés à lui.

J'évoque leur souvenir afin qu'ensemble, nous qui vivons après eux, nous ayons une  pensée pieuse pour eux et que nous mesurions l'étendue de nos responsabilités vis  à vis de nos compagnons disparus, certains à la fleur de l'âge, mais aussi vis-à-vis de notre peuple !

L'action politique que nous avons choisie, pour certains d'entre nous depuis l'adolescence est un engagement noble quand elle est au service du plus grand nombre, quand elle est dédiée à la cause de notre pays dont nous souhaitons ardemment le relèvement. C'est tout le sens de l'action du PARENA, parti de la renaissance nationale.

Cette action peut connaître des hauts et des bas. Mais jamais, nous ne devons nous laisser gagnés par le découragement. Ce que nous avons entrepris est exaltant. Il s'agit du combat pour l'émancipation et le bonheur du peuple.

Je saisis l'occasion pour saluer l'action des députés du PARENA . Grâce à leurs initiatives nombreuses, ils contribuent à crédibiliser la représentation nationale et l'action politique !

Avec la volonté  de Dieu, nous réussirons !

Qu'Allah bénisse le Mali !

Qu'il y favorise la concorde et la stabilité!

Je vous remercie !

 

 



--
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

Aucun commentaire: