vendredi 27 novembre 2009

Où est passée notre capacité d'indignation?

Où est passée notre capacité d'indignation ?   |   Nom : Ifoag   |   27/11/2009 - 18H19
Bonjour,

Je suis d'avis avec Dialla Konaté que si nous restons timorés et passifs face à cette gestion consensuelle à la malienne de la chose publique (ce qui veut dire en bon français, accord de partage du mangement), nous serons tous responsables de ses conséquences socio-économico-politiques à venir.

Le régime actuel et ses alliés gouvernent dans une pagaille totale, dans l'anarchie, le laxisme et une opacité qui arrange les affaires de leurs acteurs. Voyez-vous, il n'est pas aisé de voler dans un pays ou une entreprise organisé. Je pense que c'est la raison principale du refus de la plus part des dirigeants africains d'organiser leur pays, l'anarchie n'est pas seulement que nègre.

En plus de l'anarchie, ce régime et alliés gouvernent « la queue entre les jambes » dans des situations qui nécessitent du courage, une position et une vision claire dignes de vrais dirigeants. Autrement, je ne peux comprendre qu'un enseignant et des journalistes soient jetés en prison pour leurs opinions, des assassinats politiques et sacrificiels à but politique s'opèrent tous les jours sous nos yeux dans l'impunité absolue et que le tapis rouge soit déroulé pour d'autres criminels de grands chemins opérant à armes égales avec le pouvoir. C'est le propre des bêtes sauvages que d'intimider les faibles et de redouter les forts. La loi de la jungle.

J'ai lu sur le net un article décrivant la répartition du produit de la vente partielle de la SOTELMA après la réaction d'une partie de l'opposition malienne (sic) sur l'opacité qui entourait le sort réservé à ce « butin » et après la tergiversation du pouvoir sur un hypothétique compte bloqué. Cette répartition ressemble beaucoup plus à un partage de cacahouettes entre membres d'un « grin » qu'à une vision économique et sociale d'un pays. Un travail d'amateurs. A moins que ce travail ne soit fait à la hâte sous la pression, dans le but de contenter et de tromper le peuple.

L'histoire rocambolesque du crash, en plein désert malien, d'un boeing vénézuelien bourré de drogue et dont le fameux colis aurait volatilisé et l'avion brûlé pour faire disparaître toute trace nous fait croire en pleine jungle colombienne. La tournée d'Hugo Chavez au Mali nous promettant ses puits de pétrole me semblait un rêve. Que devons-nous donner en échange, excepter nos milles courbettes de courtoisie à la chinoise ? On ne s'intéresse pas à un pays vide d'intérêt comme le Mali pour la simple beauté de ses boubous. Je pense qu'il doit y avoir des complicités à haut niveau dans cette histoire de boeing qui nous tombe sur la tête.

Le plus inquiétant dans cette situation malienne est l'inertie des organisations de la société civile, du moins s'il en existe. Ou, attendent-ils que la maison brûle comme en 1991 pour sortir de leur léthargie et leur catatonie.

Si nous ne sommes pas plus actif sur le terrain politique en dénonçant avec vigueur cette mauvaise gouvernance, éclairant le peuple malien sur une vision claire d'un Mali de demain, alors l'espoir pour un Mali nouveau après 2012 - comme cela a été du changement spectaculaire survenue entre un Haute-Volta très pauvre, médiocre et miséreux et un Burkina Faso actif, créatif et rayonnant sur la scène internationale - est plus que sombre.

Je ne vois aucune formation politique actuelle capable d'impulser un dynamique de changement au Mali après 2012.

- le RPM d'IBK semble ramolli à cause de ses ailes cassées,

- l'ADEMA compte tous ce qu'il y'a d'escrocs au Mali, bien que certains, ils sont hélas peu nombreux, aient pu garder leur entière intégrité morale,

- l'URD est un pur produit de l'ADEMA, la gestion clientéliste de l'UEMOA par son créateur en est la preuve,

- le PARENA propose, une fois au pouvoir, la création d'un ministère spécial pour Kidal ; un parti avec de telles réflexions de division n'est pas pour un Etat-nation, mais un Mali morcelé en de petits états selon la situation géographique,

- le savant astrophysicien qui semblait être un espoir pour le Mali avec des idées nouvelles d'outre-atlantique et interplanétaires (NTIC, sic !), serait carrément aller conseiller Ali Bongo, le pur produit des détournements des deniers publiques, du non-sens et de l'immaturité nègre ; par ce geste et en dépit de sa stature internationale, notre savant confirme l'adage selon laquelle « la durée d'un caïman dans l'eau ne le transforme jamais….»,

- Zoumana Sacko, notre ZOORO national, semble avoir déçu plus d'un au Mali à cause de sa gestion douteuse de la transition avec ATT; nous espérions compter sur la justice pour le blanchir, justice qui n'existe hélas pas au Mali,

- Le SADI qui est impétré dans de perpétuelles affaires d'assassinats politiques,

- Avec la CNID , nous irons tout droit vers un pays où règnent les lois d'Allah avec leur corollaire de pédophilie et d'attentats suicides à la bombe,

- Alors ?

Si Dieu m'avait donné la « baraka » pour être entendu par ATT au moins une fois, je lui conseillerais d'être le héros qu'il a été en 1991 en prenant ses « R.E.S.P.O.N.S.A.B.I.L.I.T.E.S » pour conduire le pays à bon port ; autrement, il a déçu l'espoir de tout un peuple et tous ceux qui ont donné de leur sang ou de leur vie pour un Mali debout et fier ne l'ont pas fait pour ce Mali d'aujourd'hui qui ne brille que par sa médiocrité. Un héros est immortel, mais il me semble qu'ATT soit un héros mort vivant.

Bonne fête à toutes et à tous

Kamano

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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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