jeudi 22 octobre 2009

JEAN SARKOZY RENONCE À BRIGUER LA PRÉSIDENCE DE L'EPAD

Jean Sarkozy renonce à briguer la présidence de l'Epad

Jean Sarkozy a annoncé jeudi qu'il renonçait à briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad) pour échapper aux soupçons de népotisme qui pèsent sur cette promotion programmée. Lire la suite l'article62

Sa candidature à la direction du premier quartier d'affaires d'Europe avait provoqué un tollé au sein de l'opposition et semé le trouble jusque dans les rangs de la majorité où l'on redoutait les répercussions électorales de cette polémique.

"Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence", a déclaré le fils du président de la République sur France 2.

"Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon. Je n'accepte pas que ce soupçon de favori, de passe-droit ou de traitement de faveur puisse peser", a ajouté Jean Sarkozy, 23 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine et étudiant en deuxième année de droit.

Le fils cadet du chef de l'Etat devrait donc être élu vendredi administrateur de l'Epad par le conseil général des Hauts-de-Seine, une formalité.

Mais il ne briguera pas la succession de l'actuel président, Patrick Devedjian, le 4 décembre, une décision qui a été saluée tant à droite qu'à gauche. Le président de l'Epad est élu par ses pairs au sein du conseil d'administration.

Jean Sarkozy a précisé avoir pris seul sa décision, "qui n'est pas évidente", mais en avoir parlé avec son père.

"Est-ce que j'en ai parlé au président ? Non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? Oui", a-t-il dit.

"CAMPAGNE DE DÉSINFORMATION"

"Il est comme tous les pères, je suis comme tous les fils, et naturellement dans des moments qui sont difficiles, nous parlons ensemble. Je lui ai fait part de ma décision, c'est une décision que j'ai prise seul et j'assume seul en conséquence".

Face au tollé de ces deux dernières semaines, Jean Sarkozy a dénoncé une "campagne de désinformation".

"Pendant 15 jours, on a assisté à une véritable campagne de manipulation et de désinformation, on a parlé intrigue, on a parlé de maoeuvre, de nomination, on a parlé de choses qui étaient fausses", a-t-il estimé.

"Face à tout ce qui a été dit, j'ai écouté, j'ai voulu me faire une opinion, prendre du recul", a-t-il expliqué.

"On fait de la politique parce qu'on aime les gens et quand on aime les gens on veut les comprendre et quand on veut les comprendre on se met à leur place, on écoute ce qu'ils disent et c'est pour ça que j'ai pris cette décision", a-t-il ajouté.

Le socialiste Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a salué une décision "sage".

"Je pense que c'est sage de sa part. Il a entendu les réactions des uns et des autres", a-t-il dit dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Gilles Carrez, député-maire UMP70 du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) a dit avoir été "très impressionné par la qualité du travail" de Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine.

"Donc la première chose que je veux dire c'est que Jean Sarkozy est un conseiller général qui fait remarquablement son travail", a dit le rapporteur de la commission des Finances.

"A partir du moment où ses qualités ne pourront dans l'avenir que s'imposer, j'estime qu'il a pris une décision très sage en renonçant à la présidence de l'Epad", a-t-il ajouté.

Grégory Blachier, Elizabeth Pineau, Emile Picy, édité par Yves Clarisse



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Mr ASSADEK aboubacrine
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Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".

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