mercredi 21 octobre 2009

Fwd: SOS présidentiable au Mali | Nom : Moussa



---------- Message transféré ----------
De : Aboubacrine ASSADEK <assadekab@gmail.com>
Date : 21 octobre 2009 15:30
Objet : SOS présidentiable au Mali | Nom : Moussa
À : coalitionja@yahoogroupes.fr, baseduparti@yahoogroupes.fr, paix au <peace-initiative@malilink.net>, touaregs@yahoogroupes.fr, Courrier MALI BAROSSO <maliweb@maliweb.net>


Sujet : SOS présidentiable au Mali   |   Nom : Moussa   |   21/10/2009 - 13H01
A l'entame de ces propos, qu'il me soit permis de faire une mise au point qui anticipe les critiques, les interprétations et autres interrogations qui ne manqueront pas d'être formulées à mon endroit. Ces propos sont un engagement uniquement personnel. J'assume, devant l'histoire, toute animosité, voire la probable haine que les propos suivants vont susciter. C'est une initiative qui engage ma seule personne, car c'est ma prise de position. Elle ne doit être imputée à aucun parti reconnu ni organisation clandestine.
Le Mali s'apprête à vivre trois années décisives, avant la désignation de l'homme qui prendra en main sa destinée et l'avenir de son peuple. Aujourd'hui, parmi les candidats potentiels à cette tâche, aucun n'est en mesure de se faire aimer, ni même accepter par la majorité des Maliens : leurs "projets de société", très semblables par le manque d'imagination et d'audace ne recouvrent, je le crains, que la course atavique au pouvoir.
Aucun parti, dans ses propositions de l'après-ATT, n'échappe à l'amnésie ; celles-ci, autant que les gestes et poses des opposants d'hier, ne sont que la somme des tares dans la société malienne. Les leaders communautaires paradent, reçoivent et laissent venir à eux la salive des mendiants du suffrage.
Cheick Modibo Diarra et Zoumana Sacko, leur neutralité - affichée et probablement irréprochable sur le plan de la forme - commue l'état de grâce de cette embellie, en une pré-campagne électorale qui torpille, par ses excès de prudence, sa manie consensuelle et sa peur du conflit, la nécessaire explication entre Maliens.
Au moment où les alliances, les manœuvres de toute nature se nouent, il importe pour l'élite, de prendre position. Le jeu de la prudence, la pauvre petite ambition de ceux qui veulent gagner à tout prix, observable ici et là entre les acteurs politiques du moment, apparaît, sans pudeur, comme une insulte à l'entendement de mes compatriotes, en particulier les rares d'entre eux à réfléchir et lever le front, ces dernières années.
Le régime ATT aura aliéné tous les esprits, par le chantage à la survie dans l'indignité, en contrepartie d'un peu de pain et de la tranquillité. Aujourd'hui, il nous en reste l'essentiel, en somme la faculté, pour chacun, d'anticiper la bonne alliance, le vent porteur, l'adhésion lucrative. Dans la perspective du triomphe escompté de tel ou tel, la finalité commande sa vertu ; il s'agit d'être souple, très véloce, prodigieusement retournable, toujours en veille et, s'il faut dormir, garder chaussure au pied ; le nouvel homme malien a la girouette pour idole ; il n'est donc pas surprenant que sa devise soit le vent. De quoi récolter les tempêtes...
Oui, l'anticipation est un art, un art point aisé. Mes compatriotes l'ont appris, souvent à leurs dépens, sous le règne ATT dont la force tient à l'hégémonie d'une minorité distributrice de prébendes ; d'où la fragilisation du pacte social et l'atomisation de la communauté. En effet, dans un tel contexte, la prospective, le sens de l'histoire, la fameuse vision ne vont jamais moins près que le fumet de la marmite.
Si le pouvoir ATT prendra bien fin, il reste, désormais, à régler les problèmes qu'il engendre, en premier lieu la fracture nationale. Aujourd'hui, les candidats - plus ou moins déclarés d'ailleurs - ont intégré cet usage bien africain qui recommande de se préoccuper des élections, de leurs modes, puis, incidemment, des souffrances, des destins brisés, des frustrations, des éventuels risques de guerre, bref de cet avenir déjà en marche. Notre rapport, jalousement superficiel à la politique, porte l'empreinte d'une véritable défiance envers toute profondeur, toute authenticité, tout volontarisme. Le sacrifice novateur, le fameux souffle des idées, de l'imaginaire et de l'irrévérence, ce par quoi l'homme d'Etat devance l'esprit de ses contemporains et insulte les préjugés de la multitude, au fond ce pragmatisme libérateur ne me semble, de nos jours, porté par aucun des candidats crédibles à l'exercice du pouvoir.
Des années durant, nous avons théorisé la fracture nationale, jusqu'à la rendre transparente, lisible par le plus obtus des analphabètes ; la réponse à celle-ci viendra d'un Malien, relativement neuf, au-dessus de tout soupçon de vol du bien public ou de collusion avec des tueurs, doté d'une stature internationale. En effet, au moment d'administrer la pilule vitale, il importe de ne pas se tromper sur la posologie prescrite au patient Mali.
Dans l'état actuel des choses, il nous faut une personne qui comporte des atouts, professionnels et empiriques, de nature à rassurer les plus sceptiques sur la possibilité, pour les Maliens, de produire un leader qui ne soit pas un technocrate moyen ou un harangueur sans compétence…

Abdoul Aziz OULD MOHAMED
Sociologue
benkasba@yahoo.fr
Kayes, Mali

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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l'Homme".



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Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
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